III. — V. 1 el suiv. Ronsard, Am., II, Chanson
Le printemps n’a point tant de fleurs,
L’automne tant de raisins meurs,...
Que je porte au cœur, nia maîtresse,
Pour vous de peine et de tristesse.
ELEGIES
Ainsi sur son mûrier fertile
Le ver de Cuthay mêle et file
Sa trame étincelante d’or. i:;
Viens, mes Muses pour ta parure
De leur soie immortelle et pure -
Versent un plus riche trésor.
Les perles de la poésie
forment sous leurs doigts d’ambrosie â)
D’un collier le brillant contour.
Viens, Faimy : que ma main suspende Sur ton sein cette noble offrande...
V. 14. Cathai), ancien nom de la Chine; c’est celui qu’emploie Thomson.
V. 20. « Doigts d’ambrosie, » doigts divins; c’est Yambrosius des Latins. I es Muses aux doigts d'anibrosie rappellent l’expression d’Aristophane, Ois., 1520 : « A/zëposiat yâpntç ; » et celle d'Homère, IL, I, 52!) : « ’A/jtSpofftat yaïzai. »
V. 23. M. Sainte-Beuve, Portr. lit/., a donné deux vers qui, tous deux, pourraient terminer cette pièce :
Tes liras sont le collier d'amour.
Ton sein est le trône d'ainour.
M. Boissonade, dans ses Notes manuscrites, propose celui-ci: Qu’envierait la mère d'Amour.
Mais voici un passage de Malherbe, p. 25, annoté par André :
Et quel indique séjour lue perle fera naître, l)'as>ez de lustre pour être La marque d'un si beau jour.
[Image moderne (dit André), riche et belle et poétique. Cela donne à nos beaux poèmes une physionomie française; ils n'ont plus l'air de traductions des anciens. Cette image remplace le « Cressa ne careat pulchra dies nota, a — L’image des quatre derniers vers (ajoute-t-il plus tard) u’est point moderne, comme je l’avais cru. La voilà dans Martial, X, xxxviii :
0 nox omnb, cl horn, quæ notata est Caris littoris Indiei lapillis.
Ce qui ne diminue pas du tout le mérite de Malherbe.] — Cette note