‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 359 sur 496 · F ANS Y · texte numérisé non relu

F ANS Y

Sur tes traits, ou ton âme imprime sa noblesse,

K lies ont su mêler aux roses de jeunesse Ces roses de pudeur, charmes plus séduisants,

Et remplir tes regards, tes lèvres, ton langage, r.

De ce miel dont le sage

Cherche lui-même en vain à défendre ses sens.

Oh! que n’ai-je moi seul tout l'éclat et la globe Que donnent les talents, la beauté, la victoire,

Pour fixer sur moi seul ta pensée et tes yeux ; ir>

Que, loin de moi, ton cœur fût plein de ma présence, Comme, dans ton absence,

Ton aspect bien-aimé m’est présent en tous lieux!

Je pense : Elle était là; tous disaient : « Qu’elle est belle! t> Tels furent ses regards, sa démarche fut telle, 20

Et tels ses vêtements, sa voix et ses discours.

Sur ce gazon assise, et dominant la plaine,

Des méandres de Seine,

Uêveuse, elle suivait les obliques détours.

Ainsi dans les forêts j’erre avec ton image ; 25

Ainsi le jeune faon, dans son désert sauvage.

D’un plomb volant percé, précipite ses pas.

11 emporte en fuyant sa mortelle blessure;

Couché près d’une eau pure,

Palpitant, hors d’haleine, il attend le trépas. 50

V. 15 et 16. Afin d’éviter l’ellipse de pour devant que, éd. 1826 :

Pour, fixant sur moi seul ta pensée et tes yeux,

Que, loin de moi, ton cœur soit loiu de ma présence.

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