‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 363 sur 496 · A FANNY MALADE · texte numérisé non relu

A FANNY MALADE

Quelquefois un soufile rapide Obscurcit un moment sous sa vapeur humide L’or, qui reprend soudain sa brillante couleur :

Ainsi du Sirius, ô jeune bien-aimée,

Un moment l’haleine enflammée 5

De ta beauté vermeille a fatigué la fleur.

De quel tendre et léger nuage Un peu de pâleur douce, épars sur ton visage,

Enveloppa tes traits calmes et languissants !

Quel regard, quel sourire, à peine sur ta couche 10

Entrouvraient tes yeux et ta bouche !

Et que de miel coulait de tes faibles accents!

Oh ! qu’une belle est plus à craindre Alors qu’elle gémit, alors qu’on peut la plaindre,

VII. — V. 4. Sirius se lève et se cou lie avec le soleil pendant les mois de juillet cl d'août; André l’emploie pour le soleil, comme Virgile, Enéide, III, 141 :

Tum stériles exurere Sirius agros.

Page 1