V. 10. « Double vallon. » Boileau, Sat., I
Et, sans aller rêver dans le double vallon.
Le Parnasse, on le sait, a deux sommets. Malherbe, p. 105, l'appelle « la montagne au double sommet. » Sur l’un se trouvaient les temples d’Ar-
A LE BRUS
Mais que tous deux alors ils donnent à ma bouche Cette voix qui séduit, qui pénètre, qui touche ;
Celte voix qui dispose à ne refuser rien,
Cette voix, des amants le plus tendre lieu! îo
Puisse un coup d’œil llatteur, provoquant mon hommage,
A ma langue incertaine inspirer du courage!
Sans dédain, sans courroux, puissé-je être écouté!
Puisse un vers caressant séduire la beauté !
Et si je puis encore, amoureux de sa chaîne, 25
Célébrer mon bonheur ou soupirer ma peine ;
Si je puis, par mes sons touchants et gracieux.
Aller grossir un jour ce peuple harmonieux
De cygnes dont Vénus embellit ses rivages
Et se plait d’égayer les eaux de scs bocages, 30
Sans regret, sans envie, aux vastes champs de l’air
Mes yeux verront planer l’oiseau de Jupiter.
Sans doute, heureux celui qu’une palme certaine Attend victorieux dans l’une et l’autre arène;
Qui, tour à tour cou vive et de Gnide et des cieux, 55
témise et d’Apollon, sur l’autre le temple de Bacchus [Schol, Eurip., Racch., 507, Phœn., 235).