‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 373 sur 496 · V. 29 et 30. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 29 et 30. Éd. 1826 et

De cygnes dont Vénus égaye ses rivages,

Et se plait à parer les eaux de scs bocages.

Les cygnes dont parle André sont les poètes éléginqucs.

V. 52. « L'oiseau de Jupiter. » Pindare, 01., II, 159, et passwt : « &ib; ôp-Jtç Oslof. s Théocritc, Idyl., XVII, 72 : « Ato; uïaio; aitrbf » Virgile, Enéide, XII, 247 : <t Fulvus Jovis aies. » La Fontaine, Fab., Il, vin • « L’oiseau de Jupiter. » Milton, Par. perdu, XI : « T/te bird of Jove; i etc

306 EPITRES

Dos bras d’une maîtresse enlevé cliez les dieux,

Ivre de volupté, s’enivre encor de gloire,

Et qui, cher à Vénus et cher à la victoire,

Ceint des lauriers du Dinde et des fleurs de Paphos,

Soupire l’élégie et chante les héros. 40

Mais qui sut à ce point, sous un astre propice,

Vaincre du ciel jaloux l’inflexible avarice?

Qui put voir en naissant, par un accord nouveau,

Tous les dieux à la fois sourire à son berceau?

Un seul a pu franchir cette double carrière : r,

C’est lui qui va bientôt, loin des yeux du vulgaire,

Inscrire sa mémoire aux fastes d’Hélicon,

Digne de la nature et digne de Duffon.

Fortunée Agrigente, et toi, reine orgueilleuse,

Rome, à tous les combats toujours victorieuse, so

Du poids de vos grands noms nous ne gémirons plus.

Par l’ombre d’Empédocle étions-nous donc vaincus?

Lucrèce aurait pu seul, aux flambeaux d’Epicure,

Y. 45. Depuis 1760, Le Brun travaillait à son poème de la Nature, resté inachevé.

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