V. 06. Même remarque qu'au vers 55. Le Brun lui avait dit
Soit qu'enivré des feux de l'audace lyrique,
Tu disputes la foudre à l'aigle pindarique.
V. 67. Dans la deuxième guerre de Messénie, les Lacédémoniens, sur le conseil de l'oracle, demandèrent un chef aux Athéniens, qui leur envoyèrent Tvrtéc, dont les chants enflammèrent le courage des guerriers et donnèrent la victoire à Sparte. Yoy. Diodore de Sicile, VIII, xxvn ; XV, i.xvi. Ses poésies, devenues nationales, se chantaient dans les repas. (Athénée, XIV, p. 630, F.)
V. 70. Yoy. Le Brun, Od., V, xv (Alcée contre les juges de I esbos). —
« tes foudres d' Alcée. » Horace, Od., IV, tx, a dit :
Alcæi ininares
Stesichoriquc graves camomæ.
Alcée, on le sait, mêlé aux luttes politiques de Mytilène, est célèbre par la fougue et la violence de son génie.
EPITRES
D’autres tyrans encor, les méchants et les sots,
Ont fui devant Horace armé de tes bons mots.
Et maintenant, assis dans le centre du monde.
Le front environné d’une clarté profonde.
Tu perces les remparts que t’opposent les cieux ; 75
Et l’univers entier tourne devant tes yeux.
Les fleuves et les mers, les vents et le tonnerre,
Tout ce qui peuple l’air, et Téthys, et la terre,
A ta voix accouru, s’offrant de toutes parts,
Rend compte de soi-même et s’ouvre à tes regards. fto
De l’erreur vainement les antiques prestiges Voudraient de la nature étouffer les vestiges ;
Ta main les suit partout, et sur le diamant
Ils vivront, de ta gloire éternel monument.
Mais toi-même, Le Brun, que l’amour d’ Uranie f>5
Guide à tous 1 s sentiers d’oii la mort est bannie;
Qui, roi sur l’tlélicon, de tous scs conquérants Réunis dans ta main les sceptres différents ;
Toi-même, quel succès, dis-moi quelle victoire Chatouille mieux ton cœur du plaisir de la gloire? oo
Est-ce lorsque Bulïon et sa savante cour Admirent tes regards qui lixent l’œil du jour;
Qu’aux rayons dont l’éclat ceint ta tète brillante Ils suivent dans les airs ta route étincelante,
Animent de leurs cris ton vol audacieux, r:
Et d’un œil étonné te perdent dans les cieux ?
Ou lorsque, de l’amour interprète Adèle,
Ta naïve Erato fait sourire une belle;