‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 374 sur 496 · V. 40. Éd. 1820 et · texte numérisé non relu

V. 40. Éd. 1820 et

C'est celui qui bientôt, loin des yeux du vulgaire,

Va graver sa mémoire aux fastes d'ilélicou.

V. 52. Empédoele, philosophe pythagoricien, d’ Agrigente. Il périt probablement en examinant le cratère de l'Etna au moment d'une érii|>tion ; on retrouva ses sandales sur le bord (Strahon, VI, n, 8), et l’on prétendit qu’il s’y était jeté volontairement pour une vaine gloire, ne voulant pas dispara'trc en simple mortel. Yoy. Lucien, Dial, mort., XX ; Horace, Art port., 404.

V. 53. André, dans tout ce passage, retourne à Le Brun ses prédictions élogieuses ; Le Brun lui avait dit :

. . . Soit que, «le Lucrèce elTaçaiil le grand nom,

Assise au char ailé de l'immortel Newton,

Ta Minerve se plonge au sein de la nature.

L'expression « aux /lambeaux (l’Épi cure a rappelle le début du troisième livre de Lucrèce :

E tenebris tantis tara clarum extollcre lumen IJui primum potuisti

V LE H IiL'N.

Dans ses temples secrets surprendre la nature?

La nature aujourd’hui de ses propres crayons 55

Vient d’armer une main qu'éclairent ses rayons.

C’est toi qu’elle a choisi ; toi, par qui l’Hippocrène Mêle encore son onde à l’onde de la Seine ;

Toi, par qui la Tamise et le Tibre en courroux Lui porteront encor des hommages jaloux ; 60

Toi qui la vis couler plus lente et plus facile Quand ta bouche animait la flûte de Sicile;

Toi, quand l’amour trahi te fit verser des pleurs,

Qui l’entendis gémir et pleurer tes douleurs.

Malherbe tressaillit au delà du Ténare 65

A te voir agiter les rênes de l'indure ;

Aux accents de Tyrtée enflammant nos guerriers,

Ta voix fit dans nos camps renaître les lauriers.

Les tyrans ont pâli quand ta main courroucée

Ecrasa leur Thémis sous les foudres d’Alcée. :o

V. G1-6I. Ces quatre vers se trouvent déjà Élég., I, xrm, 19-. 2. — Voyez Le Brun, 0<l., lit, îx.

V. 05. Le Ténare, promontoire de la Laconie, une des entrées des enfers par laquelle, dit-on, Hercule emmena Cerbère [Strabon, VIII, v) ; cf. Hécatéedc Milct (Pausanias, III, xxvi).

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