V. 281. le Moïse de Michel-Ange
V. 282. « Tout entier. » Expression poétique qui dorïne à la pensée un degré très-élevé de force et d'énergio; c’est le lotus des Latins. Les exemples en sont nombreux ; quelques-uns sont célèbres. Voy. Horace, Od., I, x>x; Virgile, En., IV. 363; Slace, Achill., II, 183; Claudien, Rapt. Proserp., I, 6, etc.; Corneille, Horace, V, ni ; Cinna, I, ni (et Comm. de Voltaire) ; Racine, Phèdre, I, ni; lphig., 1, u; Alex., V, iii, etc. — Gentil-Bernard, Art d’aimer, II :
Quand tout s’anime à scs douces haleines,
Vénus entière habite dans nos veines.
POËMES
Et sans suivre leurs pas imiter leur exemple,
Faire, en s’éloignant d’eux avec un soin jaloux,
Ce qu’eux-même ils feraient s’ils vivaient parmi nous ! 200
Que la nature seule, en ses vastes miracles,
Soit leur fable et leurs dieux, et ses lois leurs oracles ;
Que leurs vers, de Téthys respectant le sommeil,
N'aillent plus dans ses flots rallumer le soleil ;
De la cour d’Apollon que l’erreur soit bannie, 495
Et qu’enfin Calliope, élève d’Uranie,
Montant sa lyre d’or sur un plus noble ton,
En langage des dieux fasse parler Newton!
Oh ! si je puis, un jour... ! Mais quel est ce murmure? Quelle nouvelle attaque et plus forte et plus dure ? soû O langue des Français! est-il vrai que ton sort Est de ramper toujours, et que toi seule as tort ?
Ou si d’un faible esprit l’indolente paresse Veut rejeter sur toi sa honte et sa faiblesse?
Il 11’est sot traducteur, de sa richesse enflé, 305
Sot auteur d’un poème, ou d’un discours sifflé,
Ou d’un recueil ambré de chansons à la glace,
Qui ne vous avertisse, en sa fière préface,
Que si son style épais vous fatigue d’abord,
Si sa prose vous pèse et bientôt vous endort, 3m
V. 290. Vov. Longin, de Subi., Xlt. Longin parle au point de vue de l’expression, et Chénier au point de vue de la conception.
V, 29 i. Bailly, Hist. de V Astronomie : « On ajoute qu'Épicure croyait que le soleil s'allumait le matin et s’éteignait le soir dans les eaux de l’Océan. »
V. 298. Bailly, llist. de l'Astr. : « La poésie, que nous appelons le langage des Dieux, était jadis la langue consacrée aux merveilles de la nature. »