V. 395. Vos populi, voi Dei
V. 397. M. Eugène Despois a très-ingénieusement expliqué ce vers, en
LE JEU DE PAUME
Si votre sceptre impie ose frapper les lois,
Parricides, tremblez; tremblez, indignes rois.
La Liberté législatrice,
La sainte Liberté, fille du sol français, 4or>
Pour venger l’homme et punir les forfaits,
Va parcourir la terre en arbitre suprême.
Tremblez ! ses yeux lancent l’éclair.
Il faudra comparaître, et répondre vous-même,
Nus, sans flatteurs, sans cour, sans diadème, 410
Sans gardes hérissés de fer.
La Nécessité traîne, inflexible et puissante,
A ce tribunal souverain,
Votre majesté chancelante :
Là seront recueillis les pleurs du genre humain; 415
Là, juge incorruptible, et la main sur sa foudre,
rappelant qu’on venait de graver sur les sabres d’officier de la garde nationale ce vers, un peu modifié, de Lucain, Phar»., IV, 579 :
Ignoranlne datos, ne quisquam serviat, enses.
V. 405. Voy. le beau chapitre d'Isaïe, x, qui s’ouvre par un magnifique mouvement d'éloquence : « Vie qui condunt leges iniques : et scribentes, injustitiam scripserunt. » — J.-B. Rousseau, Ode au prince de Conti :
Écoutez et tremblez, idoles de la terre. ,
V. 410. Le Psalmiste, xlviii, 1! : « Et rolinquent alicnis divitias suas. » — J.-B. Rousseau a beaucoup plus développé cette pensée que Racan. — Malherbe, p. 288 :
Là se perdent ces noms de maîtres de la terre,
D’arbitres de la paix, de foudres de la guerre.
V. 412. « ’Ava yxafjj juzyezi») Osoj, » dit Callimaque, Hymne à Délos, 122. Horace, Od., III, 1 :
Æqua lege Nécessitas
Sortitur insignes et imos.
Malherbe, p. 218 :
.... Ce triste éloignement Où la nécessité me traîne.
A LOUIS DAVID
eux
Elle entendra le peuple, et les sceptres d’airain Disparaîtront, réduits en poudre.
V. 418. Isaïe, xiv, n, 5 : « Conlrivit Domiiius baeulum iinpiorum, « virgani domiuantiuni. a La Bible a plusieurs images pour exprimer la même pensée. Le Psalmisle, xxxvi, 20 : « Déficientes, quemadmodum fumus déficient. » Id., lvu, 8 et 9 : a Ad nihilum devenient tanquam tiqua decunens... Sicut cera qua1 Huit, aufereutur. » Id., cm, 29 : « Et in pulverein revertentur. »
La pensée que développe toute cette strophe paraît avoir été inspirée à André par les beaux vers qu’ Aristophane, Ois., 1238, met dans la bouche d’iris •
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HYMNE
sur l’emrée triomphale des suisses révoltés