V. 372, 375, 374. Éd. 1820 et
Naître des tangues sieurs, dont le temps et l'usage.
Consacrant par degrés l'idiome naissant,
Illustrèrent la source et polirent l'accent.
POËMES
Par des sentiers divers guidant diversement.
D’une lime insensible ont poli lentement,
Sans pouvoir en entier, malgré tous leurs prodiges, ”5 De la rouille barbare effacer les vestiges.
De là du castillan la pompe et la fierté,
Teint encor des couleurs du langage indompté Qu’au Tage transplantaient les fureurs musulmanes.
La grâce et la douceur sur les lèvres toscanes sso
Fixèrent leur empire, et la Seine à la fois De grâce et de fierté sut composer sa voix.
Mais ce langage, armé d’obstacles indociles.
Lutte et ne veut plier que sous des mains habiles.
Est-ce un mal? Eh! plutôt rendons grâces aux dieux. ôst, Un faux éclat longtemps ne peut tromper nos yeux,
Et notre langue même, à tout esprit vulgaire De nos vers dédaigneux fermant le sanctuaire,
L’avertit dès l’abord que s’il y veut monter
11 faut savoir tout craindre et savoir tout tenter, 390
Et, recueillant affronts ou gloire sans mélange,
S’élever jusqu’au faite ou ramper dans la fange.
V. 374. C’est la même expression que dans la note manuscrite portée par André sur son exemplaire de 1 ’Aratus de Fell : « Enimvero libellas iste non eadem lima clabornlus atque perpolitus. »