livre II, représente la terre
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à des changements, des révolutions, des fièvres, des dérangements dans la circulation de son sang. »
II. — « La terre est éternellement en mouvement. Chaque chose naît, meurt et se dissout. Cette particule de terre a été du fumier, elle devient un trône, et, qui plus est, un roi. « Le monde est une branloire perpétuelle, » dit Montaigne (à cette occasion, les conquérants, les bouleversements successifs des invasions, des conquêtes, d'ici, de là...). Les hommes ne font attention à ce roulis perpétuel que quand ils en sont les victimes : il est pourtant toujours. L’homme ne juge les choses que dans le rapport qu’elles ont avec lui. Affecté de telle manière, il appelle un accident un bien; affecté de telle autre manière, il l’appellera un mal. La chose est pourtant la même, et rien n’a changé que lui..
Et si le bien existe, il doit seul exister. »
III. — Après cette description qui aurait formé une entrée en matière richement développée, André aurait passé à la formation et à l’organisation de la terre. Disciple de Buffon, il l’aurait repré-