‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 416 sur 496 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Ridés, le front blanchi, dans notre tète antique S’éteindra cette flamme ardente et poétique, ' 1

Qui, féconde et rapide en un jeune cerveau,

Y peint de l’univers un mobile tableau ;

Et par quoi tout à coup le poète indomptable 5

Sort, quitte ses amis et les jeux et la table.

S’enferme, et sous le dieu qui le vient oppresser.

Seul, chez lui, s’interroge et s’écoute penser.

I. — C’est dans le commencement de ce chant que se serait placée probablement son étude de l’homme, l’analyse des sens et des passions, la connaissance approfondie de notre être, tout le parti enfin qu’en pourront tirer bientôt les habiles et les sages. Dans l’explication du mécanisme de l’esprit humain git l'esprit des lois.

II. — André, pour l’analyse des sens, rivalisant avec le livre IV de Lucrèce, eut été le disciple exact de Locke, de Condillac et de Bonnet : ses notes, à cet égard, ne laissent aucun doute.

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