‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 415 sur 496 · VIII. — Virgile, Géorg., Il · texte numérisé non relu

VIII. — Virgile, Géorg., Il

Vere tument terræ et genitalia semina poscunt.

Tum pater omnipolens fecumlis imbrilius ætlier

Conjugis in gremium la?tæ descendit, et omnes

Magnus alit, magno coininixtus corpore, fétus, etc.

Cf. Virgile, Géorg., III, 242. Cette description des fureurs de l’amour a été tentée par bien des poêles. Euripide, dans un fragment dont la place est incertaine, que les uns rapportent à Œdipe, les autres à Hippolyte, et que nous a conservé Athénée, X1U, vin, p. 590, F, a exprimé la

l'OEMEb.

toutes les espèces animales et végétales se livrant aux feux de l'amour et transmettant à leur postérité les semences de vie confiées à leurs entrailles. » , .

Ce magnifique et fécond printemps, alors, dit-il,

Que la terre est nubile el brûle d’être mère,

devait être imité de celui de Virgile, au livre II des Géorgiques : Tum Pater omnipotent, etc., etc , quand Jupiter

lie sa puissante épouse emplit les vastes flancs.

IX. — C’est là sans doute qu’il se proposait de peindre « toutes les espèces à qui la nature ou les plaisirs (per Veneris res) ont ouvert les portes de la vie. »

X. — « Traduire quelque part, se dit-il, le magnum crescendi immissis cerlamen kabems. »

même pensée que Virgile, dans deux vers qui se rapportent à ceux qu'a imités André ■

Epi S’ i ai/iv'oi ovsavàî rcàiipoû/asvos ôpiëpau 71SÏSÏV «£{ yatav ’AfpoSirrii Otto.

Athénée, à la suite d'Euripide, cite les Danaidcs d’Eschvle. Voy. le magniliquc début du poème de I.ucrèce ; le Pervigilium Veneris, 59; Stace, Silti., I, il, 183; Manilius, III, 0Î7. — Oppien a tracé deux fois le tableau de toutes les espèces se livrant au feu de l'amour : de Venat., I, 383, et de Fiscal., I, 473. Le Tasse, Aminte, I, i, semble l'avoir imité quand il peint la dnlce primavera. Voy. encore Thomson et Saint- Lambert. Le Brun avait tenté ce tableau, dans un fragment de son poème de la Nature, nu chant IV.

Page 1