IX. — C’est peut-être ici qu'André se proposait d’introduire
« Le sage magicien qui (dit-il) sera un des héros de l’ Hermès , et qui doit passer par plusieurs métamorphoses propres à montrer allégoriquement l’histoire de l'espèce humaine. »
C’est d’après les fables relatives à Pythagore, à Empédocle, à Knnius que cet épisode devait être composé. André eût tiré un grand parti de cette fiction au point de vue dramatique de sa composition. Il eût ainsi évité heureusement la monotonie de trop longues descriptions. C’est sans doute < le sage magicien • qui devait raconter, du ton lugubre d’un Pline l’Ancien, les premières misères, les égarements et les anarchies de l’humanité commençante. C’est à son récit que pourraient donc se rapporter les notes qui suivent.
X. — C’est dans la peinture des égarements de l’esprit humain dans ses commencements que devait se trouver l’explication qu'André tente de l’origine des religions. 11 n’en distingue pas même le nom de celui de la superstition pure, et ce qui se rapporte à cette partie du poème, dans ses papiers, est volontiers marqué en marge du mot flétrissant 5ii!jiJaiu.ovîa.
XI. — * Tout accident naturel dont la cause était inconnue, un ouragan, une inondation, une éruption de volcan, étaient regardés comme une vengeance céleste... »