‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 435 sur 496 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

O mon fils, mon Hermès, ma plus belle espérance,

O fruit des longs travaux de ma persévérance,

Toi, l’objet le plus cher des veilles de dix ans,

Qui m’as coûté des soins et si doux et si lents;

Confident de ma joie et remède à mes peines ; 5

Sur les lointaines mers, sur les terres lointaines,

Compagnon bien-aimé de mes pas incertains,

O mon lils, aujourd'hui quels seront tes destins?

Une mère longtemps se cache ses alarmes ;

Elle-même à son fils veut attacher ses armes : 10

Mais, quand il faut partir, ses bras, ses faibles bras,

Ne peuvent sans terreur l’envoyer aux combats.

Dans la France, pour toi, que faut-il que j’espère?

Jadis, enfant chéri, dans la maison d’un père

Qui te regardait naître et grandir sous ses yeux, u>

Tu pouvais sans péril, disciple curieux, ^

XII. — « Des derniers Africains. » [Latinisme. Virgile, Enéide, XII, 334 : « Ultinia Thraca ; » Horace, Odes, II, xvm : « UUima Africa ; » et Odes, I, xxxvi : a Ultinia Hesperia. » Claudien, contre Ru fin, II, 148 < Quidquid regat ullima Tethys. » J. -B. Rousseau, Ode au prince île Vendôme, imitant Horace : « Jusqu'à la dernière Hespérie. « Voltaire a dit même en prose : a II étendit ses soins jusque sur cette partie du genre humain qu’on achète chez les derniers Africains. » Boissonaue.

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