V. — Voy. Millon, v ; Genèse, xvm
VI. — Le passage de Milton dont parle André est au livre premier :
Reliai came last, etc.
SUZANNE
énumération des anciens dieux de l'Orient... Admirable morceau! Parler des devins babyloniens et de leurs fêtes impudiques, — voy. Hérodote et les poètes juifs, - et les bien décrire. L’ange de la pudeur sera celui de Suzanne... cela vaut mieux... Un autre sera celui de la jeune sœur, etc... En personnifiant ainsi toutes les vertus humaines et leur donnant un visage expressif et allégorique... cela sera d’ailleurs plus court et me laissera plus de place pour des détails historiques et géographiques sur tous ces pays, Phénicie, Judée, Damas, etc.
VU. — La grâce mignarde et affectée des tilles de Bahylone, la mollesse et l'impudicité de leurs fêtes, feront un beau contraste avec les mœurs et la physionomie de Suzanne.
VIII. — Lorsque Suzanne voudra descendre, la nuit, dans ses jardins, deux de ses femmes lui mettront aux pieds une chaussure qu'il faudra peindre. Ce sera comme des pantoufles.
Mais quand elle voudra se baigner, il faudra peindre la chaussure que ses femmes lui ôteront, et qui ne sera point la même, et peindre aussi tous les vêtements, à mesure qu’elles l’en dépouilleront.
IX. — Pendant que les vieillards délibèrent entre eux avant d’aller parler à Suzanne, le même ange qui écrivit les trois mots de l)althazar vient tout à coup leur graver sur la muraille le tableau de quelque scélérat calomniateur puni dans l’Ecriture. Us regardent, ils restent muets; leurs cheveux se dressent sur leurs tètes, puis ils se regardent l’un l’autre, rougissent, chacun des deux tremblant que l’autre ne se soit douté de ce qui se passait en lui, et sans se rien communiquer ils continuent à ourdir leur trame d’adultère ou de calomnie, et sortent pour aller parler à Suzanne. On peut couvrir les murailles de Suzanne de tapisseries chargées de belles histoires juives.
X. — Parler de ce fameux temple ou tour de Babel, et de cet escalier qui tournait huit fois, — voy. Hérodote et Kollin, t. Il, — et
X. — Toutes les magnilicences de Babylone sont décrites dans Hérodote et dans les fragments de Ctésias. — Slrahou, XIV, v, 9, nous a conservé la célèbre épitaphe de Surdanapalc. — Les précédentes éditions avaient commis une grave erreur en parlant de la statue échevelée de Scuir. André avait écrit Si’mi., abréviation de Sémiramis ; et voiti le fait rapporté par Valère Maxime, IX, m, de Ira el odio : « Sémiramis Assy, iorum regiua, cum ci tirca cultuni cnpilis sui occup tjc nuntialu.u essel,
POÈMES
des jardins de Sémiramis et de tout ce qu’il y avait à Babylone. La statue échevelée de Sémiramis. — Sardanapale et son épitaphe. Sur la tour de Babel ajouter : taxa est, les fables racontent...
XI. — Mettre dans la bouche d’un prophète que le lieu où ils sont captifs et maltraités était autrefois l'Éden...
XII. -- Quand le Seigneur créa le inonde... quand il créa la lumière... (peindre les effets de la lumière naissante). La nuit, qui avait espéré posséder l’univers à jamais, s’enveloppa dans ses voiles, et fuit dans son antre, d’où elle n’est point sortie. Ce que nous appelons la nuit n’est que l’ombre.
Babylonem dcfecissc, altéra parte crinium adliuc soluta, protinus ad eam oxpugnandam cucurrit : nec prius decorem capillorum in ordine.m, quam tantnm urbcm in potestatcm suarn redegit. Quonirca statua ejus Babylone posita est illo habite, quo ad ultionom exigendam celeritate præcipiti tetendit. »
ART D’AIMER
FRAGMENTS
Flore met plus d’un jour à finir une rose.
Plus d’un jour fait l'ombrage où Paies se repose Et plus d’un soleil dore, au penchant des coteaux, Les grappes de Bacchus, ces rivales des eaux. Qu’ainsi ton doux projet en silence mûrisse,
Que sous tes pas certains la route s’aplanisse. Qu’un œil sûr te dirige, et de loin avec art Dispose ces ressorts que l’on nomme hasard.
Mais souvent un jeune homme, aspirant à la gloire