V. 14. « Vos charmes. » Le poète s’adresse aux Muses
V. 19. Ce voeu tout iictif d'élever un temple se trouve dans Vi gile.
ART D’AIMER
Où de tous les climats brillent toutes les belles :
Elles régnent sur tout, et vous léguez sur elles.
Là des filles d Indus l’essaim noble et pompeux,
Les vierges de Tamise, au cœur tendre, aux yeux bleus,
De Tibre et d’Éridan les flatteuses sirènes, as
Et du bloud Eurotas les touchantes Hélèues,
Et celles de Colchos, jeune et riche trésor,
Plus beau que la toison étincelante d’or,
Et celles qui, du Rhin l'ornement et la gloire,
Vont dans ses froids torrents baigner leurs pieds d’ivoire, ai Toutes enfin; ce bord sera tout l’univers.
L’amour croit par l’exemple, et vit d’illusions.
Belles, étudiez ces tendres fictions
Que les poètes saints, en leurs douces ivresses,
Inventent dans la joie aux bras de leurs maîtresses :
De tout aimable objet Jupiter enflammé; 5
Géorg., III, 12 ; mais c’est aux Muses que le jioëtc latin le consacre : Primes ldumæas refera in tihi, Mantua, patinas,
F.t viridi in canipo teniplum de marmorc pouam Propter aquani
Cf. Stacc, ’l'hcb., II, 750 ; Ronsard, .4»i , II, Élégie à Marie.