L’AMÉRIQUE
FRAGMENTS
Magellan, fils du Tage, et Drake et Bougainville Et l’Anglais dont Neptune aux plus lointains climats Reconnaissait la voile et respectait les pas.
Le Cancer sous les feux de son brûlant tropique
L’attire entre l’Asie et la vaste Amérique, 5
En des ports où jadis il entra le premier.
Là l’insulaire ardent, jadis hospitalier,
L’environne : il périt. Sa grande âme indignée,
L'Amérique, comme nous l’avons dit dans l'Appendice II, devait avoir trois chants, dont André avait tracé un plan succinct. Ce travail était trèspeu avancé ; il n'en a été publié que les deux fragments que nous donnons ici.
I. Ce fragment, dont les onze premiers vers sont inédits, a été rectifié sur le manuscrit, que nous devons à M. Emile Deschamps, et qui ne porte aucun titre. C'est une énumération des plus célèbres navigateurs, qui peut-être faisait partie du prologue général. Ce fragment fut composé à la fin de 1793 ou au commencement de 1794, six ans après les dernières nouvelles qu’on reçut de La Pérouse, en 1788 (vov. v. 16).
V. 2. Cook, qui périt dans une des îles Sandwich, sous les coups des insulaires, qui l’avaient reçu amicalement lors de son premier voyage.