‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 47 sur 496 · L’AVEUGLE · texte numérisé non relu

L’AVEUGLE

« Dieu dont l’arc est d’argent, dieu de Claros, écoute ;

0 Sminthée-Apollon, je périrai sans doute,

Si tu ne sers de guide à cet aveugle errant. »

I. — h’ Aveugle, c’est la légende d'Homère, telle qu'elle se trouve dans les oeuvres mêmes du poète ou du moins dans les hymnes qui lui sont attribués. Dans Y Ilymne A Apollon, 105, ne voyons-nous pas l’aveugle divin, l'habitant de Cliio, l’aède immortel, qui parcourt les Cyclades en rhantant? ÎCy a-t-il pas là en germe l’idylle de Chénier? Mais André, sans nul doute, comme l'a remarqué M. Sainte-Beuve, avait lu dans la Vied’ Homère, faussement attribuée à Hérodote, l'arrivée de l'aveugle à Cliio, chez Glaucus. — Voy. Riecius, Diss. Hom., p. 507, 50X.

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