V. 35. a Im tardive déesse, s Horace, Odes, III, n
Haro antccedentcm scelestum Deseruit peite l’œna clauito.
Ce vers et le suivant semblent imités d'un fragment d’une tragédie perdue d’Euripide, rapporté par Plutarque, de Sera mtm. vindkta, U '
Stya xat jsp-xSiT itoôi
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V 49. 11 y a certainement dans cette strophe un souvenir de Yirgi’e.
HYMNES ET ODES
Ainsi, dans Je secret amassant la tempête,
Rit un beau ciel d’azur, qui cependant s’apprête A foudroyer les monts, à soulever les mers.
Belle, jeune, brillante, aux bourreaux amenée, 53
Tu semblais t’avancer sur le char d’hyménée ;
Ton front resta paisible et ton regard serein.
Calme sur l’échafaud, tu méprisas la rage D’un peuple abject, servile et fécond en outrage,
Et qui se croit encore et libre et souverain. 60
La vertu seule est libre. Honneur de notre histoire,
Notre immortel opprobre y vit avec ta gloire ;
Seule, tu fus un homme, et vengeas les humains !
Et nous, eunuques vils, troupeau lâche et sans âme,
Nous savons répéter quelques plaintes de femme; 65
Mais le fer pèserait à nos débiles mains.
Un scélérat de moins rampe dans cette fange.
La Vertu t’applaudit ; de sa mâle louange Entends, belle héroïne, entends l’auguste voix.
O Vertu, le poignard, seul espoir de la terre, To
Est ton arme sacrée, alors que le tonnerre Laisse régner le crime et te vend à ses lois.
En., IV, 473, lorsque Didon cache sa résolution de mourir sous les dehors de la sérénité :
Decrevitque morj, leinpus secum ipso modumquc Exigit, et mœstam dictis aggressa sororcm,
Consiüum vultu legit, ac spcm fronie serenat.
V. 57. Elle meurt, comme Polyxène et comme Iphigénie, présentant a gorge d'un cœur ferme, ev/.apôiuç. Cette strophe est la paraphrase de l’expression d’Euripide, si belle dans sa simplicité et dans sa concision.
V. 65. C’est l’injure sanglante que, dans Homère, //., VII, 96, Ménélas jette à la face des Grecs, qui n’osent affronter Hector :
'Q /xot, iittiXtirilpti, ’A^aïf itj, oùxér’ ’AxaioC
DERNIÈRES POÉSIES
SAINT-LAZARE
Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs 11 n’est plus de soutien de tes jours chancelants,
Que ton fds orphelin n’est plus à son vieux père,
Renfermé sous ton toit et fuyant la lumière,
Un sombre ennui t’opprime et dévore ton sein. 5
Sur ton siège de hêtre, ouvrage de ma main.
Sourd à tes serviteurs, à tes amis eux-même,
Le front baissé, l’œil sec et le visage blême,
Tout le jour eu silence à ton foyer assis,
Tu restes pour attendre ou la mort ou ton fils. 10
Et toi, toi, que fais-tu, seule et désespérée,
De ton faon dans les fers lionne séparée?
I. — Ce morceau, par la pensée qu’il exprime, se rapporte assez bien aux pièces composées à Saint- l.azare. Cependant il ne s’agit ici ni du père ni de la mère d’André Chénier, ni de lui-même, mais, comme le prouve le vers 10, d’un prisonnier détenu à la Conciergerie.
V. II. André, se souvenait certainement du beau vers de Racine dans Iphigénie, IV, iv •
Je m’en retournerai seule et désespérée.
DERNIÈRES POÉSIES
J’entends ton abandon lugubre et gémissant ;
Sous tes mains en fureur ton sein retentissant,
Ton deuil pâle, éploré, promené par la ville, is
Tes cris, tes longs sanglots remplissent toute l’ile.
Les citoyens de loin reconnaissent tes pleurs.
« La voici, disent-ils, la femme de douleurs! »
L’étranger, te voyant mourante, échevelée,
Demande : « Qu’as-tu donc, ô femme désolée ! » so
— Ce qu’elle a? Tous les dieux contre elle sont unis :
La femme désolée, elle a perdu son fils !