‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 56 sur 496 · V. 90. Iliade, I · texte numérisé non relu

V. 90. Iliade, I

Bn o' àxéav napit ôïva itoiuçxot’jêoto

Ce vers sonore d’Homère devait revenir à la mémoire d’André, comme une sorte de formule harmonique. C’est au même titre qu’Hornère luimême l’a employé une seconde fois, Iliade, IX, 182, et que nous le retrouvons dans un fragment des Chants cypriats conservé par Athénée, VIII, m, p. 334, C.

V. 95. Les a grands dieux » étaient, on le sait, au nombre de douze.

V. 90. Ztù; Çévio;, Iliade , XIII, 024 et jiassim. Ronsard, Franciade, II, appelle Jupiter le dieu Xénicn. Voy. le Mendiant, 31.

Sont venus m’assaillir ; et j’étais misérable,

Si vous (car c’était vous), avant qu’ils m’eussent pris. N’eussiez armé pour moi les pierres et les cris. r o

— Mon père, il est donc vrai : tout est devenu pire?

Car jadis, aux accents d’une éloquente lyre.

Les tigres et les loups, vaincus, humiliés.

D’un chanteur comme toi vinrent baiser les pieds.

— Les barbares ! J’étais assis près de la poupe. KKi

Aveugle vagabond, dit l’insolente troupe,

Chante : si ton esprit n’est point comme tes yeux,

Amuse notre ennui; tu rendras grâce aux dieux...

J’ai fait taire mon cœur qui voulait les confondre ;

Ma bouche ne s’est point ouverte à leur répondre. 110

Us n’ont pas entendu ma voix, et sous ma main J’ai retenu le dieu courroucé dans mon sein.

V. 98. Racine, Frères ennemis, 1, i, a employé de même le mot misérable :

Nous voici donc, hélas ! à ce jour détestable Dont la seule frayeur me rendait misérable.

V. 100. Sur le verbe armer, voy. le Jeu (le Paume, v. 198. — Dans une traduction de la Bible antérieure à l’époque d'André, on trouve celle phrase (Deut., xxxii, ‘24) : a J’armerai contre eux les dents des bétes farouches. »

V. 10‘2. La lyre d'Orphée; voy. Virgile, Géorg., IV, 507; l’ropercc, IV, il ; etc. Horace, dans \' Art poétique, 391, rappelle aussi les premiers hommes adoucis par la lyre d’Orphée :

Diclus ob hoc lenire tigres, rahidosque leoues.

V. 107. I ,es poètes se plaisent à comparer la vue des yeux et la vue de l'esprit. Soph., Œd. roi, 371 :

Tupiès r i t’ wra tov re voOv ri r op/j-ur ti.

V. 110. Ma bouche ne s’est point ouverte pour leur répondre, ad respondendum illis. Virgile, Enéide, II, 210, a dit :

Tune eliam fatis aperil Cassandra fuluris lira

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