V. 162. Virgile, Géorg., IV
Aque Cliao deitsos divum numerabat amores.
Voy. Iliade, XIV, 315, lorsque Jupiter énumère ses nombreuses amours.
PETITS POËMES
Et le monde, ébranlés d’un signe de ses yeux.
Et les dieux partagés en une immense guerre, ik>
Et le sang plus qu’humain venant rougir la terre,
Et les rois assemblés, et sous les pieds guerriers Une nuit de poussière, et les chars meurtriers,
Et les héros armés, brillant dans les campagnes
Comme un vaste incendie aux cimes des montagnes, 170
Les coursiers hérissant leur crinière à longs flots,
Et d’une voix humaine excitant les héros ; lie là, portant ses pas dans les paisibles villes,
Les lois, les orateurs, les récoltes fertiles ;
Mais bientôt de soldats les remparts entourés, 175
Les victimes tombant dans les parvis sacrés,
Et les assauts mortels aux épouses plaintives,
Et les mères en deuil, et les filles captives ;
Puis aussi les moissons joyeuses, les troupeaux
Hélants ou mugissants, les rustiques pipeaux, 180
Les chansons, les festins, les vendanges bruyantes,
Et la flûte, et la lyre, et les notes dansantes.
Puis, déchaînant les vents à soulever les mers,