‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 69 sur 496 · V. 212. Homère, Or/., IX · texte numérisé non relu

V. 212. Homère, Or/., IX

Cl; oui: j y/j/iov t; 7t arptSi; o'jot roxéwv. ,

PETITS POÈMES. il

Voyaient ensanglanter les banquets d’hjménée,

Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin, 21"

La nuit où son ami reçut à son festin Le peuple monstrueux des enfants de la Nue,

Fut contraint d’arracher l’épouse demi-nue Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.

Soudain, le glaive en main, l’ardent Firithoüs : 220

« Attends ; il faut ici que mon affront s’expie,

Traître ! » Mais, avant lui, sur le centaure impie Dryas a fait tomber, avec tous ses rameaux.

Un long arbre de fer hérissé de flambeaux.

L’insolent quadrupède en vain s’écrie ; il tombe, «s

Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.

V. 214. \jC combat des Lapithcs et des Centaures aux noces de Pirithoüs, roi des I-npithes, et d’Ilippodamie ; voy. Odyssée, XXI, 295 ; Iliade, I, 266 et II, 742 ; Hésiode, Seul. Herc., 178 ; Virgile, Géorg., II, 455. La description qu'en a faite Chénier est imitée de celle d’Ovide (Met., XII, 210), qui, longue et diffuse, n’a pas moins de 325 vers. — Cf. Apollodore, II, v ; Plutarque, Thésée.

V. 217. Les Centaures étaient fils d’Ixion et de la Nue, que Jupiter jaloux substitua à Junon ; voy. Pindare, Pyth., 78, et Sehol.; Diodore, IV, cxix, LXX.

Page 1