‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 68 sur 496 · V. 199. a Inconnus, » invisibles, iSqix · texte numérisé non relu

V. 199. a Inconnus, » invisibles, iSqix

V. 201 . C’est par inadvertance que les premiers éditeurs avaient introduit un prétérit [il revêtit) au milieu de ces imparfaits. ,

V. 202. Voy. Iliade, XXIV, 602. — ïi'iobc, orgueilleuse de sa fécondité, avait blessé Latone de ses dédains ; Apollon de scs flèches tua les infants de Niobé, qui, changée en pierre, pleure éternellement sur le mont Sipyle, en Asie Mineure.

V. 201. Aédon, fille de Pandarée, épouse de Zétlms, tua la nuit son fils Itylos, croyant frapper le fils de sa belle-sœur, dont elle jalousait la fécondité. Jupiter la changea en rossignol (àvjitiv); voy. Odyssée, XIX, 518, et Schol. Hom.; c’est la fable de Philomèle modifiée.

V. 205. 11 arrive fréquemment à André, comme à tous les poètes, de séparer le pronom relatif du substantif auquel il se rapporte. C’est une

Vola, doux rossignol, sous le bois solitaire.

Ensuite, avec le vin, il versait aux héros Le puissant népenthès, oubli de tous les maux ;

11 cueillait le moly, fleur qui rend l’homme sage ;

Du paisible lotos il mêlait le breuvage : 210

Les mortels oubliaient, à ce philtre charmés.

Et la douce patrie et les parents aimés.

Enfin, l’üssa, l'Olympe et les bois du Pénée

tournure qu’on rencontre très-souvent dans les écrivains du dix-septième siècle. Ainsi Molière, dans le Misanthrope, I, i :

Tandis que Célimène eu ses liens l’amuse,

De qui l'humeur coquette et l'esprit médisant...

V. 206. La forme de ce vers rappelle celui de Virgile, Êgl., VI, 81 : Infelix sua tecta supervolitavcrit alis.

Et la pensée, se reporte involontairement sous le bois poétique de Colone Sophocle, Œd. à Col., 070), où

à Uyetx /itvvpeTzi BetptÇousx jtiâitjr’ àijJwv pxîi vit b ftincii;.

V. 208. Odyssée, IV, 220, lorsque Hélène verse, le népenthès à ses hôtes :

AùriV âp’ ti{ otvov f)i)i tpippaxoi, svOev srctvov, vTtMvOif t’ a xoXo-j ts, xaxiiv èjrt/ijSov ànâvrwv.

Sur le népenthès, voy. Pline, XXI, xxt.

V. 209. C’est la fleur que Mercure donne à Ulysse pour le préserver des enchantements de Circé. Voyez sa description dans l 'Odyssée, X, "Or. V. 210-212. Odyssée, IX, 91 :

Ton» 0’ ?{t«s 0X0 ÿiyoi peXtrjSioi zapnov,

ovxîV àitayytïjai nâiUv ÿBcXev ovSi visaBar à// avroO fSoûlovro ptr* xvàpâ.71 Awropâyotvtv /«tôv ipvmo p.vjn o.v/iuvj voirou t* laBiiBon.

Sur le lotos, voy. Plin», XIII, xvu. Sur le moly et le lotos, voy. surtout U Anthologie, XV, 12.

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