‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 85 sur 496 · V. 93. Odyssée, VII, 153 r · texte numérisé non relu

V. 93. Odyssée, VII, 153 r

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Le mendiant, comme Ulysse, s’assied parmi la cendre, en signe d’humilité. C’était la place des esclaves ( Odyssée , XI, 190';.

PETITS POÈMES

Et tous, l’œil étonné, sc taisent pour l’entendre.

« Lycus, fils d’Événor, que les dieux et le temps K

N’osent jamais troubler tes destins éclatants.

Ta pourpre, tes trésors, ton front noble et tranquille, Semblent d’un roi puissant, l’idole de sa ville.

A ton riche banquet un peuple convié

T’honore comme un dieu de l’Olympe envoyé. igo

Regarde un étranger qui meurt dans la poussière,

Si tu ne tends vers lui la main hospitalière.

Inconnu, j’ai franchi le seuil de ton palais :

Trop de pudeur peut nuire à qui \it de bienfaits.

Lycus, par Jupiter, par ta fille innocente 105

Qui m’a seule indiqué ta porte bienfaisante !...

Je fus riche autrefois : mon banquet opulent N’a jamais repoussé l’étranger suppliant.

Et pourtant aujourd’hui la faim est mon partage,

La faim qui flétrit l’âme autant que le visage, 1 10

Par qui l’homme souvent, importun, odieux.

Est contraint de rougir et de baisser les yeux !

— Etranger, tu dis vrai, le hasard téméraire Des bons ou des méchants fait le destin prospère.

V. 95. « Évenor, » Eùi {»»p, au lieu A'Événon qui n'esl pas grec.

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