V. 156-159. Odyssée, VII
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V. 158. Exemple remarquable de transition imprévue ; le discours direct succède brusquement au discours indirect, comme dans le passage célèbre d’Homère [Iliade, XV, 348), remarqué parLongin de Subi.. XXIII , qui cite aussi un exemple d’Hécatéc, et très à tort, il me semble, un autre de Démosthènc, dans son discours contre Aristogiton.
V. ICO. Les convives se passaient la coupe de main en main; Odyssée, III, 45 :
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Ronsard, Franciadc, I, fait aussi, parmi les convives, tourner les coupes D'un cœur joyeux l'un à l'autre données.
V. 161. Ce n'est pas la coupe dont on s’est servi pendant le repas; Chénier lui donne avec raison l’épithète de profonde. Virgile, Étiéidc, I, 723 :
Postquam prima quies epulis, mensæquc remotæ,
Cratcras niagnos statuunt et vina enrouant.
Elle s'appelait la coupe commune. Voy. Euripide, Ion, 1177.
V. 162. L’étranger est le premier à qui l'on envoie la coupe. Ainsi dans l’Odyssée, III, Pisistrate dit à Minerve :
t . • . .Soi nporipto Sûou xpvoetov AXetaov
De ta ville bientôt tu reverras les toits,
Fussent-ils par delà les glaces du Caucase. »
Des mains de l’échanson l’étranger prend le vase, 16s
Se lève et sur eux tous il invoque les dieux ;
On boit. Il se rassied, et, jusque sur les yeux Ses noirs cheveux toujours ombrageant son visage,
De sourire et de plainte il mêle son langage :
« Mon hôte, maintenant que sous tes nobles toits no
De l’importun besoin j’ai calmé les abois,
Oserai-je à ma langue abandonner les rênes ?
Je n’ai plus ni pays, ni parents, ni domaines.
Mais écoute : le vin, par toi-même versé,
M’ouvre la bouche. Ainsi, puisque j’ai commencé, ns
Entends ce que peut-être il eût mieux valu taire.
Excuse enfin ma langue, excuse ma prière ;
Car du vin, tu le sais, la téméraire ardeur Souvent à l’excès même enhardit la pudeur.
Meurtri de durs cailloux ou de sables arides, iso