‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 91 sur 496 · V. 147. Éd · texte numérisé non relu

V. 147. Éd

11 retourne à sa place; et bientôt l'indigent.

V. 148. Toutes les éditions donnent « dans l'aiguière d'argent, b telle leçon évidemment fausse provient sans doute d’une mauvaise lecture des manuscrits. C’est bien d’une aiguière que la jeune esclave verse de l’eau sur les mains du mendiant, au-dessus d'un bassin. Il est facile de le voir dans le passage suivant d’Homère [Odyssée, I, 156), dont les vers d’André sont une imitation :

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CF .Odyssée, IV, 52; VII, 172; XV, 135; Virgile, Enéide, I, 701.

V. 150. On se servait de l'éponge pour essuyer les tables [Odyssée, I, Hl), et pour se laver et s’essuyer le visage ( Iliade , XVIII, 414'.

V. 152. a IjC disque d’airain, » détail archéologique exact. Homère, Iliade, XI, 630 :

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Airrap S7r’ aùrë;

Tous les éditeurs, moins Fayolle, ont mis à tort les disques d'airain. On n’apporte évidemment au mendiant qu’un plat, qu’une amphore et qu’une coupe.

V. 155. Cette pensée a été souvent exprimée par les portes. La voici

bientôt Lycus se lève et fait emplir sa coupe,

Kt veut que 1 echanson verse à toute la troupe,

« Pour boire à Jupiter, qui nous daigne envoyer L’etranger, devenu l’hôte de mon foyer. »

Le vin de main en main va coulant à la ronde ; 160

Lycus lui-même emplit une coupe profonde,

L’envoie à l’étranger : « Salut, mon hôte, bois.

dans un fragment de l’ Andromède d’Euripide (éd. Didot, p. 653) :

’A//.’ rjSxj to< omOivra pepv-ooOat itàvtav.

Vers cité par Plutarque, Symp., II, i, et traduit par Cicéron, de Fini bus, II, 32. Celte pensée avait déjà été développée par Homère, Odys., XV, -400, C'est aussi ce que, dans Virgile, En., I, 203, Énée dit à ses compagnons en leur rappelant tous leurs maux :

.... Forsan et hœc olim meminissc juvabit.

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