‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 128 sur 424 · L’AMOUR LABOUREUR · texte numérisé non relu

L’AMOUR LABOUREUR

Nouveau cultivateur, armé d’un aiguillon,

1 L’Amour guide le soc et trace le sillon ;

H presse sous le joug les taureaux qu’il enchaîne.

Son bras porte le grain qu’il sème dans la plaine.

Levant le front, il crie au monarque des dieux : 5

« Toi, mûris mes moissons, de peur que loin des deux Au joug d’Europe encor ma vengeance puissante Ne te fasse courber ta tète mugissante. »

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