‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 130 sur 424 · V. — Imité de Platon, A nul. I, p. 174, xxix · texte numérisé non relu

V. — Imité de Platon, A nul. I, p. 174, xxix

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Oûô’ £)tev loWxov çapÉTpr(v, où xapxuXa xôÇa • àXXa xà pèv Cevfipicciv vx’ evxexâXoïct xp£p.avxo *

ÉPIGRAMMES

Je vis, dès que j’entrai sous cet épais bocage,

Son arc et son carquois suspendus au feuillage.

Sur des monceaux de rose au calice embaumé 5

Il dormait. Un souris sur sa bouche formé L’entr’ouvrait mollement, et de jeunes abeilles Venaient cueillir le miel de ses lèvres vermeilles. '

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« Virginité chérie ! ô compagne innocente !

Où vas-tu ! Je te perds ; ah ! tu fuis loin de moi !

— Oui, je pars loin de toi ; pour jamais je m’absente, Adieu. C’est pour jamais. Je ne suis plus à toi. »

trjTÔ; 5’ è't vca /vY.tac. fj ooiov ncTCiSr^évo; 'jtxvu> c-jO£v peiîiôow * £o’j6ai £’ £?ôrsp8c piAnxaat xripo^ûtoi; £rré; ).otpoî; inl yiï>.t<j: (Jaîvov.

Ronsard, Am. II, II, se sous ruait sans doute de Ha Ion, quand il disait à Marie : Marie, tous a ver la Joue aussi vermeille

Qu’une rose de ma y ;

Quand vous caliez petite, une utignarde abeille Dana tm lèvre* forma son nectar va voii rein.

VI. — André, comme on lésait, composa à seize ans cette pièce, imitée de Supplia. Voici les vers de Supplio, conservés par Démétrius de Phâlère, de Elocut. CXL : IlapOevta, itap9ev{a, noî pe Xiirotaa oT^r, ; oùxit’ r,Çü) Tipô; oe, oCixét’ fj-œ.

Démétrius, eu citunt ce fragment, lions donne son jugement : « Al àxô tùv cyr,pdirtov ^âpixe; Stpat tien xai n)etaxai rcapà EaTtçoî* ofov £ x *cti; àvaâtnXûxrctn; r.o'j vvpçr, itpô; rrjv napOtviav ç^t. » Sans doute les vers de Chénier n’ont pas la rapidité concise de ceux de Sapplio; la rime lui a demandé quatre vers au lieu de deux. Mais on doit remarquer le goût d'André, qui déjà s’attache à la forme; car, qu’il ait lu Démétrius * ou qu’il olvéisse à son instinct de poète, il est évident qu’il cherche à rendre ces répétitions qu’admire le critique grec.

(*) O* ver» de Sappho manquent dan* les Anateeta de Brunck.

MÉDÉK

Au sang de ses enfants, de vengeance égarée,

Une mère plongea sa main dénaturée ;

Et l’amour, l'amour seul avait conduit sa main.

Mère, tu fus impie, et l’amour inhumain.

Mère ! amour! qui des deux eut plus de barbarie? &

L’amour fut inhumain ; mère, tu fus impie.

Plût aux dieux que la Thrace aux rameurs de .lason Eût fermé le Bosphore, orageuse prison ;

Que, Minerve abjurant leur fatale entreprise’ ,

VII. — V. I-C. Ces vers sont fidèlement et heureusement imités de Virgile, Égl . VIII, 47 :

Sæ*tn araor docult gnatornm sanguine raatrrm Commacularc marins : cruddis tu quoque, uiatcr ;

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