‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 136 sur 424 · HERCULE · texte numérisé non relu

HERCULE

Œta, mont ennobli par cette nuit ardente,

Quand l’infidèle époux d’une épouse imprudente Reçut de son amour un présent trop jaloux,

Victime du centaure immolé par ses coups.

Il brise tes forêts : ta cime épaisse et sombre 5

Fragmf>t 11. — Ce fragment ne se rattache qu'indirecteinent à l'hymne à Bao chus ; cependant il semble là mieux à sa place que dans les fragments séparés, l.a première idée est dans Ovide (vers cités ci-dessus) :

Tibl enim lncon»umta Juv cola*.

Tu puer a ternus.

Mais André se souvient également de Tihulle, 1, IV, 37 :

Solis «tenta est Pherbo Bacclioquc Juv entas,

et crée un vers isolé qui prendra place quelque jour dans une idylle, ou restera ainsi à l’état de note poétique.

11. — V. 1-4. Le centaure Nessus, portant un jour Déjnnire sur ses épaules pour lui faire traverser l’fc venus , l’outrage de sa main lascive; elle crie, Hercule se retourne et tue Nessus , qui, pour se venger, recommande en mourant à Déjanire de conserver son sang comme un philtre amoureux propre à ramener son infidèle époux. Lorsqu’à près une longue et victorieuse course Hercule ramène dans ses foyers la jeune Iole, Déjanire, jalouse, lui cuvoje en présent une tunique trempée dans le sang empoisonné de Nessus ; Hercule la revêt, et, bientôt en proie à des tortures qu’il ne peut supporter , amoncelle un bûcher au sommet de l’ULta et se livre aux flammes. (Sophocle, Trac/i.)

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