V. 5-14. Ovide, Met. IX
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ÉTUDES ET FRAGMENTS
Eli un bûcher immense amoncelle sans nombre Les sapins résineux que son liras a plovés.
Il y porte la flamme; il monte, sous ses picils Etend du vieux lion la dépouille héroïque,
Et l’oeil au ciel, la main sur la massue antique, 10
Attend sa récompense et l’heure d’être un dieu.
Le vent souffle et mugit. Le bûcher tout en feu Brille autour du héros, et la flamme rapide Porte aux palais divins l'âme du grand Alcide!
J’apprends, pour disputer un prix si glorieux, Le bel art d’Érichthon, mortel prodigieux,
Mibdita, du nique avidls cotnprc-nditur ignibut aggcr ,
Oiiigerirm »ih* Nrroeæn vellrre suiutnam S ternis : et Importa clavr cervier recumbit, llaud alto vultu, quant ai convlva Jaccrrs ,
Inter plcna rorri rrdiraitus pocula sertis.
Jamque valens , et In orone lattis diffusa sonabaf ,
Srcurosque artus, conlemptorenique petebat
Flaroma
Qwem pater nmnipoten*, inter cava oublia raptum ,
Ouadrijiigo rurru radiantibu* intullt astris.
André, toujours plein de goût, n’a pas rendu la pensée faillie et molle d’Ovide, cjn i rompare Hercule à un convive couronne de Heurs. Cf. Sénèque, Herc. 1483; Slace, SU*. 111, l.
III. — Krichllion, quatrième roi d'Athènes, fils de Vulcain et de In Terre (Apollodore, III, xiv), l’inventeur du quadrige; voy. Rosin, Ant. fiom. V, V, p. 321. C'est Erichthon, comme le dit Manilius, Astr. I, 359,
Quem primum currn volitantrm Juppltrr alto Quadrijugi* conspeiit equls, caloqnr sacras it.
Il était contrefait, ce qui lui fit donner par la faille des pieds de serpent. Ovide, Mit. II, 5(>0, prétend qu’un serpent s’était glissé dans son berceau. Euripide, Ion, 21 , veut que Minerve l'ait confié à la garde de deux serpents, d’où l’usage se répandit chez les Athéniens de mettre des serpents dorés dans le berceau îles enfants, lesquels serpents étaient des colliers, comme Euripide le dit plus loin, v. 1431. *
HO l’OÉSIES ANTIQUES
Qui sur l’herbe glissante, en longs anneaux mobiles,
Jadis homme et serpent, traînait ses pieds agiles.
Elevé sur un axe, Erichthon le premier s
Aux liens du timon attacha le coursier,
Et vainqueur près des mers, sur les sables arides,
Fit voler à grand bruit les quadriges rapides.
Le Lapithe hardi dans ses jeux turbulents,
Le premier, des coursiers osa presser les flancs. 10
Sous lui, dans un long cercle achevant leur carrière,
Ils surent aux liens livrer leur tête altière, blanchir un frein d’écume, et légers, bondissants,
Agiter, mesurer leurs pas retentissants.