VIII. Athénée, Mil, xv, p. 350 et
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Mais surtout quel charmant début que celui de la chanson pour l’hiroudelle ! «TH>.0< r.XGc y.eXtootv , x*Xà; utpa; aY&uaa xai xsùoù; éviautoû; * x. t. X. » C'est avec un sentiment bien poétique que Linné , eu commençant sa description de l’hiroudelle, imite ainsi cette chanson : * Veuit, seuil hiruiuio, pulchra adducens teuipm.i et pulchros annos. >• Mais comment André eut-il rendu l'harmonieuse rapidité de l'f.XO’ r.XOe jreX i5<5v ? grec a des ailes.
IX. Le treizième volume * de l 'Histoire de la Chine , par le Pcre Mailla, avait paru en 1785. Le passage que remarque Chénier se trouve dans le Chi-King, part. Il, rliap. I, ode IV. Lu 1830 il parut une traductiou latine ** de tout ce qui reste du Chi-King. Voici le (tassage de l'ode IV qui n'est pas tout à fait semblable à la 'traduction française : «« Si cclebruudtiin fu nus agatur , tune maxime apparet fraternus amor. Si (post pnelium connu Usu m j acervatim et promiscue jaceant (cadavera) in loris sive pneruptis sive depressis , tune frater hue certe properat (fratris sui cadaver) qiucsit u rus »
X. La petite chanson qu’André avait lue daus le treizième volume de Y Histoire générale de la Chine , n’est pas une ode du Chi-King; elle se trouvait rapportée dans
(*) Le treizième volume est de l'abbé G rôtir r.
(’*) ConfucU t’hi-hinq sire liber earmininn rx lat . P. iMchurute interprétât loue. Mohl , Stiilt- K»nJ, i*so.
d’Yao, a35o ans avant Jésus-Christ. C'est une de ces petites chansons que les Grecs appellent scuolies : . Quand le soleil commence sa course, je me mets au travail ; et quand il descend sous l horizon, je me laisse tomber dans les bras du sommeil. Je buis l'eau de mon puits, je me nourris des fruits de mon champ. Qu’ai-je à gagner ou à perdre à la puissance de l’Empereur ? »
XI. — • Est-ce un emprunt, est-ce une idée originale que ces lignes riantes que je trouve parmi les autres, et sans plus d’indication : « O ver luisant lumineux,... petite étoile terrestre,... ne te retire point encore... prête-moi la clarté de ta lampe pour aller trouver ina mie qui m’attend dans le bois ! »
XII. — Pindare, cité par Plutarque au Traité de Tadresse et de l'instinct des animaux, s'est comparé aux dauphins, qui sont sensibles à la musique; André voulait encadrer l image ainsi : « On peut taire un petit quadro d’un jeune enfant assis sur le hord de la mer, sous un joli paysage. Il jouera sur deux (lûtes :
Deux flûtes sur sa bouche, aux antres, aux Naïades,
le Tong-tchi (Histoire pénétrante) , qui était la réduction en un seul corps de toute l'histoire chinoise. Cf. E'ortia d'Urban, Ilot, antédiluvienne de la Chine, II, p. 117- 148 et 362 ; Mémoires concernant les Chinois, XIII, p. 268; Histoire générale, de Mail L'i , préface , p. XL!.
XI. Ce lie petite pièce a pu lui être inspirée par la XVI* idylle de II ion, qu’il a traduite ; peut-être lui a-t-elle été fournie par Gessner, la fruit. Dans ce petit poème allemand, l’amant, apercevant des feux follets s’écrie: « Oui, vous ôtes des divinités bienfaisant* s , qui daignez apparaître la nuit pour conduire l’amant égaré auprès de son amante qui l’attend avec impatience. .. w Les feux follets disparaissent, et Faniant-poëte poursuit : « Je ne vois plus de feux dans la contrée ténébreuse : je n’y aperçois plus qu’un petit vermisseau , qui , semblable à une petite lampe , brille suspendu à la tige d’une plante... » Ici l’idée, qui n'est pas venue au poète de Zurich, d’invoquer le secours de l’insecte lumineux, a dû se présenter naturellement à l’esprit d’André, et il y aurait là, à bien examiner, comme une critique de Gessner, qui, au lieu de terminer par cette invocation toute poétique, sc lance dans une dissertation mythologique sur la lumière du ver luisant.
XII. Voyez les vers de Pindare ci-dessous, XIII. — [André dans et» notes emploie, à diverses reprises , celte expression : j’en pourrai faire un Ql ADno ; cela (tarait vouloir dire un petit tableau peint ; car il était peintre aussi, comme il nous l’a appris dans une élégie :
Tantôt de mon pinceau Int timide* essai»
ÉTUDES ET FRAGMENTS
Aux Faunes, aux Sylvains, aux belles Oréades, Répètent des amours
Et les dauphins accourent vers lui . »
XIII. — En attendant, il avait traduit, ou plutôt développé les vers de Pindare :
Comme, aux jours de l’été, quand d’un ciel calme et pur Sur la vague aplanie étincelle l’azur,
Le dauphin sur les flots sort et bondit et nage, S'empressant d’accourir vers l’aimable rivage Où, sous des doigts légers, une flûte aux doux sons Vient égayer les mers de ses vives chansons ;
Ainsi
XIV . — Ailleurs, ce n'est plus le gracieux enfant, c'est Andromède exposée au bord des Ilots, qui appelle la nuise d'André : il cite et transcrit les admirables vers de Manilius a ce sujet, au \r lixTe des /tstron o-
Avec d'autre» couleur* cherchent d’aulrcs succès.
Peut-être aussi It* poète n'emploie-t-il, en certains cas, celle expression île quadko que métaphoriquement et par allusion à son petit cadre poétique. SaIYTE-BkI' vf.J — Les deux flûtes , qu’on plaçait en même temps dans la bouche , s'appelaient tibia pares ou tibia im pares, selon qu’elles étaient ou non dans le même ton.
XIII. Pindare, éd. Heyne *, Frogm. XL IX, et Plutarque, de Solert. anirn. XXXVI cf. Quast. conv. VII, y, 2) : AeXçm IltvSapo; àititxdÇcov iotut&v épEOiÇruOai ,
"AXiou ôeXçîvo; vtcoxptciv,
TÔV (AÊV àxV(JLQVO; èv 1COVTOV ■XÙâ'fH
«Oawv ixivTjtîÊV épaiàv (léXoç.
Cf. Oppieti , Pêche, V, 453; Apollonius, Àrg. I, 572; Stace, Si/v. Il, il, 119, etc. L'amour du daupliin pour la musique est connu, témoin la fable d’Arinn; ce qui ne l’est pas moins, c’est son affection pour l'homme, « Pline le dit, il faut l’en croire. »