‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 150 sur 424 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Ma nuise pastorale aux regards des Français Osait ne point rougir d’habiter les forêts.

Elle eût voulu montrer aux belles de nos villes La champêtre innocence et les plaisirs tranquilles;

Et, ramenant Paies des climats étrangers, 5

Faire entendre à la Seine enfin de vrais bergers.

Elle a vu, me suivant dans mes courses rustiques,

Tous les lieux illustrés par des chants bucoliques.

Ses pas de l’Arcadie ont visité les bois,

Et ceux du Miucius, que Virgile autrefois 10

Vit à ses doux accents incliner leur feuillage ;

Et d’Hermus aux flots d’or l’harmonieux rivage,

Où lîiou, de Vénus répétant les douleurs,

Du beau sang d’Adonis a fait naître des fleurs;

Vous, Aréthuse aussi, que de toute fontaine 15

Théoerite et Moschus firent la souveraine ;

Et les bords montueux de ce lac enchanté,

Des vallons «le Zurich pure divinité,

Qui du sage Gessner à ses nymphes avides

Murmure les chansons sous leurs antres humides. 20

Elle s’est abreuvée à ces savantes eaux,

ËPILOGUK. — V. I. Virgile, Ègl. VI :

Prima Syracusio dignata est luderc tenu lVontra, nec erubult silvas hsbitarr, Thalia.

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