‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 156 sur 424 · I.lparaU nitor llebri · texte numérisé non relu

I.lparaU nitor llebri

ÉLÉGIES

Ah! mon œil est savant et depuis plus d’un jour,

Et ce n’est pas à moi qu’on peut cacher l’amour.

Les belles font aimer; elles aiment. Les belles Nous charment tous. Heureux qui peut être aimé d’elles! 10 Sois tendre, même faible (on doit l’être un moment), Fidèle, si tu peux. Mais conte-moi comment,

Quel jeune homme aux yeux bleus, empressé, sans audace, Aux cheveux noirs, au front plein de charme et de grâce...

Tu rougis? On dirait que je t’ai dit son nom. 15

Je le connais pourtant. Autour de ta maison

L'est lui qui va, qui vient; et, laissant ton ouvrage,

Tu cours, sans te montrer, épier son passage.

11 fuit vite ; et ton œil, sur sa trace accouru,

Le suit encor longtemps quand il a disparu. îo

Nul, en ce bois voisin où trois fêtes brillantes

Font voler au printemps nos minphes triomphantes,

Nul n’a sa noble aisance et son habile main A soumettre un coursier aux volontés du frein.

Il y a dans Horace corame un souvenir de Sappho ( Fragm . VII, éd. Volger) : rXuxeTa {ixxep, o*jtoi Sûvaixai xpéxctv xév loxôv, tîoOJ) Sauet-ra rraiSà;, (ipaàivàv <$t' Afpoâixav.

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