‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 167 sur 424 · V. 54. Boileau, Art port. II, a dit · texte numérisé non relu

V. 54. Boileau, Art port. II, a dit

Amour dictait le* ver» que soupirait Tibulle.

V. 55, 56. « Corinne , » la muse d’Ovide; « Cynthie , - la muse de Properc (cf. Prop. I, xvill, 21).

LIVRE I - MÉDITATIONS — VOYAGES Où les sentiers français ne me conduisaient pas,

Où mes pas de Le Brun ont rencontré les pas.

Ainsi, que mes écrits, enfants de ma jeunesse,

Soient un code d’amour, de plaisir, de tendresse;

Que partout de Vénus ils dispersent les traits;

Que ma voix, que mon âme y vivent à jamais ;

Qu’une jeune beauté, sur la plume et la soie,

Attendant le mortel qui fait toute sa joie,

S’amuse à mes chansons, y médite à loisir Les baisers dont bientôt elle veut l’accueillir.

Qu’à bien aimer tous deux mes chansons les excitent ; Qu’ils s’adressent mes vers, qu’ensemble ils les récitent; Lassés de leurs plaisirs, qu’au feu de mes pinceaux Ils s’animent encore à des plaisirs nouveaux; 70

Qu’au matin sur sa couche, à me lire empressée,

Lise du cloître austère éloigne sa pensée ;

Chaque bruit qu’elle entend, que sa tremblante main Me glisse dans ses draps et tout près de son sein ;

V. 01. « Disperser, *> répandre*, comme La Fontaine, Fab. VI :

L histoire rn est aussitôt disjtersfr.

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