‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 166 sur 424 · V. 39 et suiv. Broperce, III, il · texte numérisé non relu

V. 39 et suiv. Broperce, III, il

Orphca delinisse feras, et concita dicunt Fl u mina Threicia sustinuissc lyra;

St* pressaient, nous dit-on, sur les traces d’Orphée ; 40

Des murs, fils de la lyre, ont gardé les Thébains;

Vrion à la lyre a du de longs destins.

Je lui dois des plaisirs : j'ai vu plus d’une belle,

A mes accents émue, accuser l’infidèle

Qui me faisait pleurer et dont j’étais trahi, 45

Kt souhaiter l’amour de qui le sent ainsi.

Mais, dieux ! que de plaisir quand, muette, immobile,

Mes chants font soupirer ma naïve Camille;

Quand mon vers, tour à tour humble, doux, outrageant, Eveille sur sa bouche un sourire indulgent ; so

Quand , ma voix altérée enflammant son visage,

Son baiser vole et vient l’arrêter au passage!

Oh! je ne quitte plus ces bosquets enchanteurs Où rêva mon Tibulle aux soupirs séducteurs,

Où le feuillage encor dit Corinne charmante, 55

Où Cynthie est écrite en l’écorce odorante,

Sa&a Cithacronl* Thêta* agltata per arlem Sponlr soi in mari merabra coi vu* ferunt ,

Quin etiam, Polyphénie, fera Galatca su b f.lna Ad toa rorantes carmlna lleslt cquo» :

Mirrinur, nobisct Baccho et Apolline dcttro , farta pucllarum si inca vcrta colit?

Iau inonl» Riphécs étaient au nord de la Thrace ; mais leur place u 'était |»as nettement déterminée; c’était un pays un peu fabuleux. Voy. St talion, VII, ut, 1 et 6; Apollonius, Arg. 284 et Schol; Damnstcs (ap. Stephan. Byz.); Hécate d’Abdère (Ælien, H. n. XI, i).

V. 41. Thèbes, fondée par Cadmus, fut agrandie par Zétlms et par Amphion , qui, dit-on, amenait les pierres au son de la lyre (voy. Apoll., Arg. I, 735).

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