‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 175 sur 424 · V. 24. Mimnerme · texte numérisé non relu

V. 24. Mimnerme

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Celle belle comparaison est due à Homère, Iliade VI, 146 : 1

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André s’en soutient et embellit Mimnerme de toute la magnificence d'Homère. Voici maintenant cette même pensée, moins l'ornement, dans l’ Ecclésiaste, 1, I, 4 : « Generatio præteril, et general io advenit : terra autem in ætemuni stat. » — Et ce qu'a dit l'homme de Chio, scion l’expression de Siinonide, a résonne depuis sur toutes les lyres du monde. Cf. Euripide, J no, fragrn. (Plutarque, Coru. ad A poil.) ; Aristophane, Avrs , 68.ri; Musée (apud Clém. Alex. Strom. VI, p. 247, A), etc. I.a compa-

LIVRE I — MÉDITATIONS— VOYAGES 161 Dont au faîte des cieux le soleil remonté 25

Rafraîchit clans nos bois les chaleurs de l’été.

Mais l’hiver, accourant d’un vol sombre et rapide,

Nous sèche, nous flétrit , et son souffle homicide Secoue et fait voler, dispersés dans les vents,

Tous ces feuillages morts cpii font place aux vivants. so \& Parque, sur nos pas, fait courir devant elle Midi, le soir, la nuit, et la nuit éternelle,

Et par grâce, à nos yeux qu’attend le long sommeil,

Laisse voir au matin un regard du soleil.

Quand cette heure s’enfuit, de nos regrets suivie, 35 Lee mort est désirable et vaut mieux que la vie.

() jeunesse rapide ! t> songe d’un moment !

Puis l’infirme vieillesse, arrivant tristement,

raison en elle-même est susceptible de nuances et d’appliratious infinies ; voy. Virgile, Én. VI, 309 ; Horace, Art poét, CO ; Properce, II, XV, 51 ; J. -B. Rousseau, OA. sacrées, I, ix, etc. La poésie moderne l'a souvent reproduite , comparant l’exilé à la feuille qu’emporte le vent.

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