‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 177 sur 424 · V. 37. Mimnerme · texte numérisé non relu

V. 37. Mimnerme

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Cf. Rufin, Anal. Il, p. 394, XVI ; et le betu chœur de YOEdipe à Colone de Sophocle, 1293. Pindare, Pjrth, VIII, 135, a dit dans des vers profonds :

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IÎLÉCilES

Presse d’un malheureux la tête chancelante,

Courbe sur un bâton sa démarche tremblante, «•

Lui couvre d’un nuage et les yeux et l’esprit,

Et de soucis cuisants l’enveloppe et l’aigrit :

C’est son bien dissipé, c’est son fils, c’est sa femme,

Ou les douleurs du corps, si pesantes à l’âme,

Ou mille autres ennuis. Car, hélas ! nul mortel 45

INe vit exempt de maux sous la voûte du ciel.

Oh ! quel présent funeste eut l’époux de l’Aurore,

De vieillir chaque jour, et de vieillir encore,

Sans espoir d’échapper à l’immortalité !

Jeune, son front plaisait. Mais quoi ! toute beauté so

Celle vieillesse , oûXôuevov , fille de la nuit (Hésiode, Théog. 225), c’est In

Iris te vieillesse de Virgile, Géorg . III, 6G ;

Optiroa quarqur die* raiwm morLilibus x\i Prima fugit ; subeunt morhi . tri«li«|uc mrnrctu* .

Kl labor el durT rapit inclemrntia morii«.

Vers que rorauienle Sénèque, F.p. à Luc. CVIII, contredisant «n peu re qu’il a dit dans le traité de Brevit . vitre. Mais l'homme est inconstant parce qu’il est enthousiaste ; André lui-même reviendra dans une heure de calme et de sagesse sur cette élégie, et chantera les charmes de la vieillesse.

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