‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 188 sur 424 · V. 37, 38. Tibulie, III. IV · texte numérisé non relu

V. 37, 38. Tibulie, III. IV

Sed. proie» Semela*, Uacrhav itoctsrquc wrorev Difrre non norunt, quid ferai luira arquons.

<’*ar, comme le dit Sénèque, Cons. à Polybr : « Nihil ne iu toliiin quidem dieui certi est. » Les poètes abondent en pensées sur l'incertitude de l’avenir et sur la fragilité du bonheur; voy. Pindare, Olymp. II, 55.

LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAGES 173 Ce que lui porte l’heure et l’instant qui va naître?

Souvent ce souffle pur dont l'homme est animé,

Esclave d’un climat, d’un ciel accoutumé, 40

Redoute un autre ciel , et ne veut plus nous suivre Coin des lieux où le temps l’habitua de vivre.

Peut-être errant au loin, sous de nouveaux climats,

Je vais chercher la mort qui ne nie cherchait pas.

Alors, ayant sur moi versé des pleurs fidèles, 4 5

Mes amis reviendront, non sans larmes nouvelles,

Vous conter mon destin, nos projets, nos plaisirs,

Et mes derniers discours et mes derniers soupirs.

Vivez heureux! gardez ma mémoire aussi chère,

Soit que je vive encor, soit qu’en vain je l’espère. 50 Si je vis, le soleil aura passé deux fois Dans les douze palais où résident les mois,

D’une double moisson la grange sera pleine,

Y 38. Éd. 1836 el 1839 :

Ce que lui porte l'heure ou l'instant qui va naître?

Celte correction n’avait pas de sens. La conjonction et a ici )a force de et meme.

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