V. 49. Tibulle, 111, v
Vivite fclicc* , memore» et vivltc nnstri,
Sire erimiis, scii nos fala fuisse volent.
V. 51-53. Stace, T hé b. II, 400, emploie une périphrase analogue : « Astrifermu velox jam circulus orl>ein torsit. » Malherbe, Stances aux ombres fie Daman , p. 57 : Depuis que tu n’cs plus , la campagne dtNerte A dessous deux hivers perdu sa robe verte,
F.t deux fois le printemps l'a repeinte de fleurs.
1 J Fontaine, Ode IV :
Depuis le moment qu'il soupire.
Deux fois l'hiver en ton empire A ramené les aquilons;
• F.t no» climats ont vu l’année
Denx fois de pampre» couronnée F.nrichir coteaux et vallons.
Les « douze palais •* représentent les mois ou les douze signes du zodiaque. Employant l'expression technique, Malherbe, p. 145, a dit :
Certes, l'autre soleil, d’une erreur vagabonde.
Court Inutilement par ses douze maisons.
Ht ÉLÉGIES
Avant que dans vos bras la voile nous ramène.
Si longtemps autrefois nous n’étions point perdus! ss Aux plaisirs citadins tout l’hiver assidus ,
Quand les jours repoussaient leurs l>ornes circonscrites Et des nuits à leur tour usurpaient les limites,
Comme oiseaux du printemps, loin du nid paresseux,
Nous visitions les bois et les coteaux vineux, r.o
I^es peuples, les cités, les brillantes naïades;
Et l’humide départ des sinistres Pléiades Nous renvoyait chercher la ville et ses plaisirs,
Ou, souvent rassemblés, livrés à nos loisirs,
Honteux d’avoir trouvé nos amours infidèles, 05
Disputer des beaux-arts, de la gloire et des belles.
Ah! nous ressemblions, arrêtés ou flottants,
Aux fleures comme nous voyageurs inconstants :
Ils courent à grand bruit; ils volent, ils bondissent;
Dans les vallons riants leurs flots se ralentissent; 70
Quand l’hiver, accourant du blanc sommet des monts,
N ient mettre un frein «le glace à leurs pas vagabonds,
Ils luttent vainement, leurs ondes sont esclaves;
Régnier, Sat. V, avait dit avant lui :
Selon que le soleil se loge en ses maisons.