‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 194 sur 424 · IK-J · texte numérisé non relu

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KLEGIKS

Les belles sont partout. Pour chercher les beaux-arts.

Des Alpes vainement j’ai franchi les remparts :

Rome d’amours en foule assiège mon asile. ô

Sage vieillesse, accours! O déesse tranquille,

De ma jeune saison éteins ces feux brûlants,

Sage vieillesse! Heureux qui dès ses premiers ans A senti de son sang, dans ses veines stagnantes,

Couler d’un pas égal les ondes languissantes; 10

Dont les désirs jamais n’ont troublé la raison;

Pour qui les yeux n’ont point de suave poison;

Qui, s’il regarde et loue un front si gracieux,

Ne le voit plus sitôt qu’il a fermé les yeux !

Doux et cruels tyrans, brillantes héroïnes, is

Femmes, de ma mémoire habitantes divines,

Fantômes enchanteurs, cessez de m’égarer.

O mon cœur! ô mes sens! laissez-moi respirer; Laissez-moi dans la paix et l’ombre solitaire Travailler à loisir quelque œuvre noble et fière 20

Qui, sur l’amas des temps propre à se maintenir,

Me recommande aux yeux des âges à venir.

Mats non ! j'implore en vain un repos favorable;

Je t’appartiens, Amour, Amour inexorable!

Eli bien! conduis-moi aux pieds de... Je ne refuse aucun es-

parle souvent de la vieillesse, la présente sous un aspect tantôt riant, tanlôt repoussant. Voyez les Odes XI, XLVII, LU, LIV.

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