AV EUT ISS F. MENT
, Iji dernière partie , le Lexique comparé de la langue d’André Chénier avec la langue des poêles des seizième, dix-septième et dix-neuvième siècles, était le complément nécessaire de cette édition. Ne devant pas former un ouvrage spécial , ce lexique ne pouvait être qu’un abrégé. Nous nous sommes surtout attaché à la diction poétique, omettant à dessein un grand nombre de faits grammaticaux , discutés et complètement éclaircis dans le Lexique de Molière, publié par M. Génin, et dans celui de Corneille que vient de nous donner M. F. Godefroy.
Nous espérons que cette nouvelle édition fera éprouver au lecteur la même admiration croissante que nousmême avons ressentie, à chaque pas de notre travail, pour un génie si pur. Les œuvres d’André Chénier pénètrent lame, car elles sont enflammées d'une éloquente vie. I.a lecture en est salutaire : elle forme, fixe ou ravive le goût, ramène au saint amour des lettres, au culte de la forme dans les arts; et, à un point de vue plus élevé, plus grave, au milieu des inquiétudes morales et politiques de notre époque, elle doit ranimer dans tous les cœurs l’amour de la vertu et de la liberté.
Partout, au nom du poète, nous avons trouvé l’accueil le plus encourageant et les plus chaleureuses sympathies. Les travaux de M. Sainte-Beuve, en éclairant et la route et le but, devaient assurer nos pas ; mais nous lui devons en outre une reconnaissance, dont nous ne croyons pas nous acquitter suffisamment ici, pour ses conseils, ses précieux renseignements, et la bienveillante communication qu’il nous a faite des notes manuscrites de M. Boissonade. Le cœur de M. Émile Deschamps s’est ému à la nouvelle