‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 205 sur 424 · V. 42. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 42. Éd. 1826 et

Je pleure : mai* bientôt la tristesse s'enrôle.

André, sans y songer sans doute, a été amené à mettre •« on pleure », parce que cVsl l'humanité tout entière qui est ainsi; c'est une négligence toute poétique.

V. 47. « Aux pieds d’argent. » Iliade , I, 638 et passim : « XpyupôiïeÇat 0£Tt;. » Plus d’un passage dans La Fontaine respire le même amour de l'art pur et de la nature. Voyez Fabl. XI, IV.

V. 63. Il fait dans ce vers une allusion évidente à ses essais de peinture.

LIVRE I — MÉDITATIONS— VOYAGES 195 Elle rit et s’égaye aux danses du satyre ;

Ou l’aveugle Ossian y vient pleurer ses yeux, as

Et pense voir et voit ses antiques aïeux

Qui dans l’air, appelés à ses hymnes sauvages.

Arrêtent près de lui leurs palais de nuages.

Beaux-arts, ô de la vie aimables enchanteurs,

Des plus sombres ennuis riants consolateurs, 60

Amis sûrs dans la peine et constantes maîtresses,

Dont l’or n’achète point l’amour ni les caresses, Beaux-arts, dieux bienfaisants, vous que vos favoris Par un indigne usage ont tant de fois flétris,

Je n’ai point partagé leur honte trop commune ; 65

Sur le front des époux de l’aveugle Fortune Je n’ai point fait ramper vos lauriers trop jaloux :

J’ai respecté les dons que j’ai reçus de vous.

Je ne vais point, à prix de mensonges serviles,

Vous marchander au loin des récompenses viles, 7o

Et partout, de mes vers ambitieux lecteur,

Faire trouver charmant mon luth adulateur.

V. 60. Horace, Od. I, mil, ad tyran» : « O laborum dulce lenimen. »

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