‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 206 sur 424 · V. 62. Êd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 62. Êd. 1826 et

Dont l’or n’aclitte point l’amour et les caresses.

V. 64. Ce passage rappelle une note de Chénier sur Malherbe ( Chanson pour le duc de Bellegarde) où il lui reproche de se faire l’entremetteur du duc de Bellegarde.

V. 68. Même pensée dans les oeuvres en prose ( Premier chapitre sur tes causes et les effets de la decadence des lettres) : « Toujours soutenu par mes amis, je sentis au moins dans moi que mes vers et ma prose, goûtés ou nou, seraient mis au rang du petit nombre d’ouvrages qu’aucune bassesse u’a flétris. » — Pétrone, Sat. V, a dit : Artl» se ver* «I qui* lu mat effectua,

Mentemque magots applicat, prlus more Frugalitatis lege pollr.it exacts :

N' ce curct allô réglait) tracent vultu,

Cliensvc corna* icnpotentium captet.

El Boileau, Sat. I :

Jp ne uis point en lâche essuyer le* outrages

D’un taquin orgueilleux qui vous tient à set gages ;

De mes sonnets flatteurs lasser tout l’uni vert,

Kt vendre au plus offrant mon encens et me* rrr*.

ÉLÉGIES

Abel, mon jeune Abel, et Trudaine et son frère,

Ces vieilles amitiés de l’enfance première,

Quand tous quatre, muets, sous un maître inhumain, *5 Jadis au châtiment nous présentions la main ;

Et mon frère et Le Brun, les Muses elles-mêmes ;

De Fange, fugitif de ces neuf Sœurs qu’il aime :

Voilà le cercle entier qui, le soir quelquefois,

A des vers non sans peine obtenus de ma voix, 80

Frète une oreille amie et cependant sévère.

Pu'issé-je ainsi toujours dans cette troupe chère Me revoir, chaque fois que mes avides yeux Auront porté longtemps mes pas de lieux en lieux,

Amant des nouveautés compagnes de voyage ; 85

Courant partout, partout cherchant à mon passage Quelque ange aux yeux divins qui veuille me charmer, Qui m’écoute ou qui m’aime, ou qui se laisse aimer !

V. 76. Juvénal, Sat. I, 15, se souvient aussi de ce châtiment de l’enfance :

Et nos ergo manuro feruUr aubduxlmus.

V. 78. « Fugitif de. » Le Brun, Ode à Buffon : « Et fugitive du cercueil. . . Son âme. . . ** Rousseau, Épitre aux Muses :

Et j'ai trouvé ce faible stratagème Pour m’éviter, fugitif de moi-même.

V. 80. Horace, Sat. I, iv, 73, nous parle aussi de ce cercle d’amis sûrs :

Non recito cuiquam, niai amicis, idque coactus.

Et Sat . I, X, 80, il nous donne leurs noms. Thomson , Seas. fFinter, célèbre aussi ce cénacle de juges, amis et cependant sévères. — Ce sont les mœurs littéraires du dixseptième siècle* Boileau, Art poét. 1, a dit :

Faites-vous de* amis prompts k voua censurer.

Qu'ils soient de vos écrits les confidents sincères.

Et de tous vos défauts les zélés adversaires.

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