‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 216 sur 424 · LIVRE II — LYCORIS 2H · texte numérisé non relu

LIVRE II — LYCORIS 2H

Des cavernes d’Etna la ruine et la mort ;

Quel bras guide les deux ; à quel ordre enchaînée Le soleil bienfaisant nous ramène l’année ; 25

Quel signe aux ports lointains arrête l’étranger ;

Quel autre sur la mer conduit le passager,

Quand sa patrie absente et longtemps appelée*

Lui fait tenter l’Euripe et les flots de Malée ;

Et quel, de l’abondance heureux avant-coureur, 30

\rme d'un aiguillon la main du laboureur.

Cependant jouissons ; l’âge nous y convie.

Avant de la quitter, il faut user la vie :

Le moment d’être sage est voisin du tombeau.

Allons, jeune homme, allons, marche; prends ce flambeau, 35 Marche, allons. Mène-moi chez ma belle maîtresse.

J’ai pour elle aujourd'hui mille fois plus d'ivresse.

l'Etna; voy. Pindare, Ot. IV, 12. Cf. Apollodore, I, VI, 3, et la note de lleyue. — « Respire, » souffle ; c’est quelquefois le sens du lutiu respirare .

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