LIVRE II — LYCORIS 2H
Des cavernes d’Etna la ruine et la mort ;
Quel bras guide les deux ; à quel ordre enchaînée Le soleil bienfaisant nous ramène l’année ; 25
Quel signe aux ports lointains arrête l’étranger ;
Quel autre sur la mer conduit le passager,
Quand sa patrie absente et longtemps appelée*
Lui fait tenter l’Euripe et les flots de Malée ;
Et quel, de l’abondance heureux avant-coureur, 30
\rme d'un aiguillon la main du laboureur.
Cependant jouissons ; l’âge nous y convie.
Avant de la quitter, il faut user la vie :
Le moment d’être sage est voisin du tombeau.
Allons, jeune homme, allons, marche; prends ce flambeau, 35 Marche, allons. Mène-moi chez ma belle maîtresse.
J’ai pour elle aujourd'hui mille fois plus d'ivresse.
l'Etna; voy. Pindare, Ot. IV, 12. Cf. Apollodore, I, VI, 3, et la note de lleyue. — « Respire, » souffle ; c’est quelquefois le sens du lutiu respirare .