‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 217 sur 424 · V. 23. « Des cavernes, « éx xsuOptnvtov, e lalebris · texte numérisé non relu

V. 23. « Des cavernes, « éx xsuOptnvtov, e lalebris

V. 20. « VEuripe , » canal qui sépare l’Eubée du coutinent. Les courants, les fins et les reflux, rendaient ce passage difficile (Strabou, Prol. I, ni, 11). — « Matée, » promontoire de Laconie (Strabon, VIII, vi, 20); passage dangereux, qui avait douné naissance au proverbe :

MaXéa; oi xâp^a; iictXtxQov :wv ofxaSe.

V. 32. André revient à la pensée déjà exprimée plus haut. Properce, II, xv, 23, avait dit :

Dura nos (ata slnunt, oculos saticmus amorr :

Nox tibk longa rcnit ; net: rrditura dics.

Ronsard, dans l 'Ode à Cassandre , I, XVII, a su rajeunir cette pensée dite et redite mille fois. En même temps que lui, le Tasse, Ger. lib. XVI, xv, la développait presque identiquement sous la même forme , comparant la jeunesse à une fleur passagère ( flosculus , comme dit Juvénal, Sat. IX, 127); mais Racan, Stances sur le printemps ; Dorât, Baisers, X ; Gent. Bernard, Ép. à Mlu S ***; Bertin, Am. III, IV, etc. , n'oiïrent, dans le fond ou dam la forme, aucun trait saillant ou nouveau.

V. 35. « Jeune homme. » C’est le puer du latin. Properce, I, m, 9 :

Fbrla quura roullo traherrm vestigia Barrho,

Et quaterrnt sera nocte focrm puerl.

212 ÉLÉGIES

.le veux que des baisers plus doux, plus dévorants,

N’aient jamais vers le ciel tourné ses yeux mourants.

Ah ! je les reconnais, et mon cœur se réveille.

(3 sons ! ô douces voix chères à mon oreille !

.O mes Muses, c’est vous; vous mon premier amour,

Vous qui m’avez aimé dès que j’ai vu le jour.

Leurs bras, à mon berceau dérobant mon enfance, 5 Me portaient sous la grotte où Virgile eut naissance.

Où j’entendais le bois murmurer et frémir,

Où leurs yeux dans les fleurs me regardaient dormir. Ingrat! ô de l’amour trop coupable folie!

Souvent je les outrage et fuis, et les oublie ; io

H. V. 1-8 et 21-28. Imite d’Horace, Od. III, iv :

AuditU ? an me ludit amabilU Insania ? audire et videor plo*

Errare per lucos, anwrna*

Quo* et aqu* subeunt et au™-.

Me fabulosar, Voiture lu Apulo,

AltricU extra limen Apuliar, ,

Ludo fatlfratumque somno.

Fronde nova pucrura palombes

Twerej

Ut toto ab alris corpure t iperU Dormirrm et ursis , ut premerer arra lauroque colla laque rayrto.

Non aine DU animo»us infant.

V ester, Camsnc , rester In arduos Tollor Sablnos, «eu mihl frigidum Prarneste, sru Tlbur supin um ,

Sru liquide placuerr Bai* , etc.

V. G. » H voir naissance , » pour naître . est assez rare j celte expression équivaut à prendre naissance^ qu’on rencontre plus souvent. Racine, Bèr. I, IV :

Il tous souvient des Iléus où vous prîtes naissance.

J.-B. Rousseau, Cant. VI, Thetis :

Pré* de l'humide empire où Vlnus prit naissance.

V. 10-20. On peut relire quelques vers ravissants d’Hésiode, Thêog . !)fi :

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