‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 222 sur 424 · V. 47. Anacréon, Od. XX · texte numérisé non relu

V. 47. Anacréon, Od. XX

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Vo)e^ Ronsard, Amours, I, xx; Od. IV, XXVI, et l oyage de Tours .

LIVKE 11 - LYCOKIS

Je presse mollement des membres délicats,

Mille fraîches beautés que partout j’environne ;

Je les tiens, les soulève , et murmure et bouillonne. so Mais surtout, Lycoris, Protée insidieux,

Partout autour de toi je veille, j’ai des yeux.

Partout, sylphe ou zéphyr, invisible et rapide,

Je te vois. Si ton cœur complaisant et perfide Livre à d’autres baisers une infidèle main, 55

Je suis là. C'est moi seul dont le transport soudain, Agitant tes rideaux ou ta porte secrète,

Par un bruit imprévu t’épouvante et t’arrête.

C’est moi, remords jaloux, qui rappelle en ton cœur Mon nom et tes serments et ma juste fureur. t>0

Mais périsse l'amant que satisfait la crainte !

Périsse la beauté qui m’aime par contrainte.

Qui voit dans ses serments une pénible loi,

Et n’a point de plaisir à me garder sa foi !

V. 51. Le Protie de la Fable, que Virgile, Georg. IV, 441, dépeint en deux ver». V. 53. Voyez l'épi gramme anonyme citée au vers 37. — Purny, Pois. trot. I, x : Souvent du zéphyr le plus doux Je prrndrei i’haleine insensible: etc.

On trouve encore flans V Anthologie grecque d'autres épigi animes sur le même sujet ; une entre autres, trésor peu considérable, que pourtant se disputent Anacréon, Alcér, Sappho et Praxilc de Sicyone selon Brunck [Anal. I, p. 158):

KlBl Xûpa xatX^ yevoi|iy)v O.cçavTtvr], x. 1.

Cf. Nonnus, Diunys. XV, 257. — Ovide, Am. II, xv, 0, souhaite d’étre l'anneau qui va orner le doigt de sa mai tresse. Lougus , dans son romau quelquefois prétentieux ( Daph.etChl . I,XIY), n’a pas manqué de mettre ce souhait daus la bouche de Chiot', qui en cet endroit semble plus savante en amour que ne doit l’être une jeune vierge : « EtV aùioû aûprçS iytvô|*r5v, tv’ i|X7ivt^ pot* efô’ N* Ou’ ixetvov vzjAOjpat. » Cf. Ga»the, /' Amoureux suus mille formes ; Shakespeare, Sonnet V.

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