‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 234 sur 424 · V. Ifi. Èd. I82G et · texte numérisé non relu

V. Ifi. Èd. I82G et

Et, pour 1rs songes vains, de réelles doulrdrs.

ÉLÉGIES

Heureux qui, tourmenté de flammes inquiètes.

Peut du Permesse encor visiter les retraites.

Et, loin de son amante égayant sa langueur, is

Calmer par des chansons les troubles de son cœur ! Camille, où tu n’es point, moi je n’ai pas de Muse.

Sans toi, dans ses bosquets Hélicon me refuse ;

Les cordes de la lyre ont oublié mes doigts,

Et les chœurs d’Apollon méconnaissent sa voix. 20

Ces regards purs et doux, que sur ce coin du monde Verse d’un ciel ami l’indulgence féconde,

N’éveillent plus mes sens ni mon âme. Ces bords Ont beau de leur Cybèle étaler les trésors ;

Ces ombrages 11’ont plus d'aimables rêveries, 2.»

Et l’ennui taciturne habite ces prairies.

Tu fis tous leurs attraits : ils fuyaient avec toi Sur le rapide char qui t’éloignait de moi.

Errant et fugitif, je demande Camille A ces antres, souvent notre commun asile ; .10

Ou je vais te cherchant dans ces murs attristés.

Sous tes lambris, jamais par moi seul habités.

Où ta harpe se tait, où la voûte sonore Fut pleine de ta voix et la répète encore ;

Où tous ces souvenirs cruels et précieux 35

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