V. 54. fiel. 1820 et
Mollement, uns apprêt; et la gaze ou le lin.
LIVKE II — CAMILLE
l)t* ses bras, de ses mains, le transparent ivoire. M>
Mais si jamais, sans voile et les cheveux épars,
Elle a rassasié ma flamme et mes regards,
Elle me fait chanter, amoureuse Ménade,
Des combats de Paphos une longue Iliade;
Et si de mes projets le vol s’est abaissé, es
A la lyre d’Homère ils n’ont point renoncé.
Mais en la dépouillant de ses cordes guerrières,
Ma main n’a su garder que les cordes moins fières Qui chantèrent Hélène et les joyeux larcins,
Et l’heureuse Coroyre, amante des festins. 70
Mes chansons à Camille ont été séduisantes.
Heureux qui peut trouver des Muses complaisantes,
Dont la voix sollicite et mène à ses désirs line jeune beauté qu’appelaient ses soupirs !
Hier, entre ses bras, sur sa lèvre fidèle, 75
J’ai surpris quelques vers que j’avais faits pour elle.
V. 6t. C’est-à-dire : Elle me fait chanter une suite de combats amoureux aussi nombreux et aussi héroïques que les combats qui remplissent l’Iliade, [tes Grecs ont le proverlte Uià; xaxüv , et les latins l’ont quelquefois employé. Ovide, Pontiques,
II, vit :
Qu* tlbi si memori concr perscrlbcre versu ,
Ilia* est fat iit longs futurs mci».
La Fontaine, dans une lettre à l’abbé Vergier : « Vous conterez, s’il vous plait, à la compagnie l'iliade de mes malheurs. •• Hoissosadk.] Properce , dans les vers cités ci-dessus, multiplie encore la force de la pensée par le pluriel. Plutarque, Conjug. Prxcrpl. 21, a employé cette même expression ainsi : » 'O Si éxttvtov ( ' Fj, tvr,; ndpiêo; t’ 6 yduo;) ’DuiSaxaxwv "Kttrjoi xxi pctpgdpoi; inoiiiasv. »