‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 246 sur 424 · V. 08. Anacréon, XLV1I · texte numérisé non relu

V. 08. Anacréon, XLV1I

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« A "a su garder. • Iutersion qu’a nécessitée la mesure du vers. André dit n'a su garder pour a su ne garder.

V. 70. « Corcyre. » CVst U Phéacie d’Homère; voy. Odjs*. VI, VII.

ÉLÉGIES

Et sa bouche, au moment que je l'allais quitter,

.M’a dit : « Tes vers sont doux, j’aime à les répéter. »

Si cette voix eût dit même chose à Virgile,

Abel, dans ses hameaux il eût chanté Camille, ao

N’eût point cherché la palme au sommet d’Hélicon,

Et le glaive d’Enée eût épargné Didon.

Et c’est Clycère, amis, chez qui la table est prête?

Et la belle Amélie est aussi de la fête?

Et Rose, qui jamais ne lasse les désirs,

Et dont la danse molle aiguillonne aux plaisirs ?

Et sa sœur aux accents de la voix la plus rare 5

Unira, dites- vous, les sons de la guitare ?

Et nous aurons Julie, au rire étincelant,

Au sein plus que l’albâtre et solide et brillant ?

Certe, en pareille fête autrefois je l’ai vue,

Ses longs cheveux épai s, courante, demi-nue : to

En ses bruyantes nuits Cithéron n’a jamais Vu Ménade plus belle errer dans ses forêts.

J’y consens. Avec vous je suis prêt à m’y rendre.

Allons. Mais si Camille, ô dieux! vient à l’apprendre!

V. 79-82. Voici la métne )»ensée dans Ronsard, dm. I, lxxxvi :

Si l’écrivain de b grégeoise armée

F.ust veu Ira ycui qui serf inc tiennent pris,

Les faits de Mars il n'rust Jamais empris ,

Et le duc grec fust mort uns renommée.

V. 82. On sait que Didon se tua avec le glaive d’Ënée ; voyez Virgile, En. IV, 507.

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